Kandle, chanteuse par défaut

Née à Vancouver, Kandle a 23 ans et s'apprête à lancer son premier album avec... (Photo: Alain Roberge, La Presse)

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Photo: Alain Roberge, La Presse

Née à Vancouver, Kandle a 23 ans et s'apprête à lancer son premier album avec la famille de Dare to Care Records et Grosse Boîte.

La fille de Neil Osborne, leader du groupe 54-40, peut compter sur un talent naturel d'auteure-compositrice, mais c'est par défaut qu'elle est devenue chanteuse.

«Pendant que j'étudiais la photographie à Toronto, j'ai eu un groupe qui s'appelait Blue Violets avec ma soeur. Je jouais de la guitare et j'écrivais les chansons, mais ce n'est pas moi qui chantais, raconte-t-elle. Quand notre groupe s'est arrêté, je me suis retrouvée avec plein de compositions, mais j'avais la pire voix au monde...»

Au lieu de suivre des cours de chant, Kandle a pratiqué sans cesse quelques chansons en s'enregistrant pour noter et corriger ses défauts. Old Man de Neil Young, Karma Police de Radiohead et Into Dust de Mazzy Star. «J'ai travaillé très fort pour trouver ma voix. Je voyais ça comme un travail d'acteur.»

Il y a trois ans, Kandle a déménagé à Montréal. Une décision étrange étant donné que sa soeur travaille «dans le milieu», à Toronto, et que ses parents vivent à Vancouver. Coral Osborne a travaillé pour l'étiquette torontoise Arts & Crafts, pour le duo Tegan And Sara et pour l'émission de George Stroumboulopoulos.

Sam Goldberg, de Broken Social Scene, a donné à Kandle l'envie de vivre à Montréal pendant qu'il enregistrait du matériel avec son père. En échange de photos pour son groupe Yardlets, Goldberg a accepté de collaborer au premier EP de Kandle.

Grâce à des critiques positives, Kandle a rapidement trouvé un imprésario, Anthony Ayotte. Entre-temps, Kandle a fait la rencontre du musicien et réalisateur Emmanuel Éthier et du promoteur Julien Aidelbaum. Tout cela lui a permis de se faire connaître et de se produire un peu partout au pays et en Europe, notamment en première partie de Coeur de pirate.

«J'ai juste mis mon EP sur Facebook en mai 2011, raconte Kandle. C'était bizarre, car la réaction a été super positive, alors que personne ne me connaissait à Montréal. Or, j'avais déjà envoyé l'EP aux nombreuses personnes de l'industrie que je connais à l'extérieur du Québec.»

Pour l'anecdote, Kandle s'est produite au Belmont, boulevard Saint-Laurent, en octobre 2012. Son premier spectacle à Montréal, annonçait-on. Mais Kandle n'a dit à personne qu'il s'agissait également de son tout premier spectacle en solo derrière le micro. «Je ne voulais pas que tout le monde me materne, alors que c'était difficile pour moi de me considérer comme une chanteuse», se remémore-t-elle.

Un ange noir

Autant l'EP que le premier album de Kandle (In Flames, qui sortira à la fin du mois de février) évoquent un univers sombre et funèbre. Dans son clip paru à l'automne dernier, Kandle apparaît tel un ange noir avec sa longue chevelure blonde.

«Je suis quelqu'un de triste, dit Kandle en lâchant un éclat de rire. J'ai toujours un nuage noir au-dessus de la tête. La musique est un exutoire.»

Après son EP, Kandle a pris son temps avant de produire son premier album, In Flames, enregistré à Vancouver et coréalisé une fois de plus par son père et Sam Goldberg.

«J'ai deux styles d'écriture: je fais soit des chansons insolentes, soit des chansons très tristes», dit Kandle en citant les noms de Tom Waits et Nick Cave.

Son folk-rock noir aux effluves blues convient bien au timbre vaporeux de sa voix, qui peut rappeler celui de Nancy Sinatra. Et Kandle compte sur des collaborations avec Coeur de pirate et Sam Roberts.

La jeune femme nourrit de grandes ambitions. Elle le répète sans relâche et elle veut que son agenda de tournée déborde. Elle ira en France au printemps et elle pourra compter sur un contrat de distribution aux États-Unis. «J'aime être occupée et je suis prête à travailler fort et à dormir dans un van pour jouer tout le temps.»

En attendant, Kandle gagne sa vie comme elle le peut. Elle garde des enfants, travaille comme femme de ménage. Elle a même occupé un emploi au Cinéma L'Amour. «Je peaufine mon français avec mon coloc», ajoute-t-elle.

Son top 5 de 2013

Sleeper de Ty Segall

L'album est groovy, simple, et atmosphérique. Que puis-je dire de plus? J'ai toujours envie de l'écouter.

The Book of Immortality d'Adam Leith Gollner

Le livre regorge de théories et d'hypothèses sur l'immortalité, ce qui m'a fait comprendre que ce n'est pas juste moi qui suis obsédée par le sujet. Apparemment, je ne serai pas jeune et belle pour l'éternité. Merci beaucoup, Adam!

American Horror Story

Je n'ai jamais rien vu d'aussi épeurant depuis Friday de Rebecca Black. J'adore la série, mais je dors maintenant avec un couteau sous mon matelas.

This is the End

J'ai beaucoup ri et James Franco est très très beau.

Beck au festival Osheaga

J'ai grandi en étant un peu amoureuse de Beck. De le voir se produire pendant mon festival estival préféré m'a complètement renversée.




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