Spectacles vitrines, panels de discussions, conférences et réseautage professionnel mettront en relief la diversité culturelle canadienne, nord-américaine ou carrément planétaire. Pour une troisième année consécutive, Mundial Montréal est aussi ouvert au public.

Publié le 18 nov. 2013
ALAIN BRUNET LA PRESSE

Présentés de mardi à vendredi, les 31 concerts au programme se veulent un échantillon probant d'une sono mondiale plus diversifiée que jamais, de Lorraine Klaasen à A Tribe Called Red: souches amérindiennes, antillaises, africaines, latino-américaines, indiennes, métisses et plus encore.

«Lorsque nous avons démarré en 2011, nous avons présenté une série de conférences assorties de spectacles vitrines. Cela est devenu depuis lors un véritable festival, d'autant plus que ces spectacles ne s'adressent pas exclusivement aux professionnels inscrits à Mundial Montréal. Plusieurs d'entre eux sont gratuits, d'ailleurs, présentés l'après-midi aux Bobards, Petit Campus au Savoy du Métropolis», explique Derek Andrews, très satisfait de la croissance de l'événement.

«Nous avons récolté des réactions très positives, à commencer par la profondeur de l'offre canadienne. Au départ, je n'étais pas certain que nous aurions suffisamment de projets et d'idées à proposer, j'observe aujourd'hui que notre base est solide et d'autant plus vaste. En fait, nous couvrons tout le spectre associé aux musique du monde: du domaine des traditions "pures" à celui de l'ouverture aux nouvelles technologies (world 2.0) en passant par la culture des Premières Nations», explique le directeur artistique de Mundial Montréal.

«Les ponts ne cessent de s'y construire entre les genres et les approches, la fusion y est propice. Notre première plateforme n'en demeure pas moins canadienne, nous construisons sur ces bases. Nous aimerions bien sûr aller plus loin, par exemple présenter des musiques aborigènes d'Océanie ou de Scandinavie. Mais nous n'en sommes pas encore là.»

Parmi les quelques 250 professionnels inscrits à Mundial Montréal, une soixantaine d'acheteurs de spectacles viennent y brasser des affaires à l'instar de ceux venus au festival M pour Montréal -  mis de l'avant par la même organisation.

«Nous avons une obligation de résultats, insiste Derek Andrews, parce que des professionnels viennent de partout. Nous pouvons compter sur des diffuseurs aussi prestigieux que ceux du WOMAD ou du Lincoln Center. L'an prochain, nous souhaitons créer un partenariat avec CINARS (autre marché québécois des arts de la scène) et faire en sorte que Montréal soit un carrefour important pour la profession à cette période de l'année. A place to be.

«Ainsi, nous attirons des acheteurs de spectacles canadiens et américains mais aussi d'autres en provenance de divers pays européens. Les Canadiens y font vraiment des affaires, les étrangers tendent à en faire. Massivement? Cela reste à voir. Par exemple, nous travaillons de concert avec les Américains issus des zones limitrophes - Chicago, New York, Washington DC, etc. Nous nous efforçons aussi de promouvoir Mundial Montréal hors de nos frontières; en janvier 2014, un projet de Mundial Montréal sera présenté à New York à l'APAP (Global performing arts conference and marketplace).»

L'événement montréalais demeure relativement modeste, du moins comparativement aux plus importants comme le WOMEX européen (World Music Expo) qui y attire près de dix fois plus de professionnels. Atteindre cette taille, semble-t-il, n'est pas un objectif montréalais. «Nous voulons croître tout en maintenant l'affaire conviviale. Nous préférons le format boutique.»

N'empêche... 

Mundial Montréal se tient de mardi à vendredi. Infos ici