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Louis Sclavis: «En vieillissant, on s'allège»

Louis Sclavis... (Archives La Presse)

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Louis Sclavis

Archives La Presse

Clarinettiste, saxophoniste et compositeur français, Louis Sclavis enregistre depuis 1979. Les connaisseurs le considèrent comme l'un des musiciens essentiels du label ECM. Qui plus est, un incontournable de la musique improvisée en Europe.

Le jazzman (et plus encore) nous a visités à maintes reprises depuis le début des années 80, et le voilà qui revient dans la cadre du tout nouveau French American Peace Ensemble, projet mené par le contrebassiste new-yorkais William Parker dans le cadre du Festival Suoni Per Il Popolo.

«Il s'agit d'une rencontre totalement improvisée, mise en oeuvre par William Parker. Je l'ai connu à l'époque où le label FMP organisait des rencontres à Berlin. Nous étions ensemble dans le big band que Cecil Taylor avait alors monté. Par la suite, nous nous sommes croisés quelques fois. Nous avons maintenu un rapport assez sympathique mais nous n'avons pas de passé musical important. Puis, il a eu envie de m'inviter dans son Vision Festival à New York. Ainsi, il a monté cet ensemble franco-américain pour qu'il puisse jouer aussi en Amérique et en France par la suite», explique Louis Sclavis, joint en France à la veille de la grande traversée.

La musique du French American Peace Ensemble, donc, s'annonce «complètement improvisée». Les autres musiciens? «De réputation, je connais le pianiste François Tusques, figure représentative de ce qu'était la musique improvisée en France dans les années 60, mais je n'ai jamais joué avec lui. Je ne connais pas le saxophoniste Kidd Jordan, mais je connais bien le batteur Hamid Drake - j'ai déjà envisagé, d'ailleurs, présenter un concert en trio avec lui et William Parker.»

Sous étiquette ECM, Louis Sclavis a récolté les éloges pour Sources, un album excellent sorti en 2012 avec l'Atlas Trio qu'il forme avec Benjamin Moussay (piano et claviers) ainsi que Gilles Coronado (guitare électrique).

«Je tourne beaucoup avec ce trio auquel se joint le percussionniste Keyvan Chemirani et qui devient le Silk Quartet, pour lequel je compose de nouvelles musiques. Nous allons les enregistrer bientôt chez ECM (Silk & Salt Melody) et les jouer sur scène à compter de l'hiver prochain. Cette instrumentation atypique me permet de créer une musique atypique. Ça me correspond bien, ça me permet d'être au plus près de ce que je suis musicalement.»

Où vit donc ce jeune homme de 60 ans, originaire de la région lyonnaise? «Je navigue un peu partout, je n'ai ni racines ni domicile fixe. Comme le dit Arrabal, si j'avais des racines je serais un arbre. Mais comme je suis un homme, j'ai besoin de jambes! Silk & Salt Melody, d'ailleurs, évoque cette idée du déplacement. Pour le reste, j'explore le même corpus. J'insiste! Je fais aussi un projet de musique baroque avec l'Ensemble Amarillis, très beau projet que l'on tourne dans les festivals de musique classique et qui inclut certaines de mes compositions. Comme dans mes groupes, je n'y joue que des clarinettes.»

Pourquoi donc ne presque plus jouer de saxophone, Louis Sclavis?

En vieillissant, on s'allège...

Dans le cadre des Suoni per il Popolo, le French American Peace Ensemble se produit jeudi à 20h30, à la Sala Rossa.




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