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Mes Aïeux, Plume, l'OSM: chaude soirée au chalet symphonique

Au-dessus d'un bourdon de cordes graves, les trompettes lancent la mélodie... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Photo: Bernard Brault, La Presse

Au-dessus d'un bourdon de cordes graves, les trompettes lancent la mélodie d'ouverture. Flûtes et hautbois se mettent de la partie, l'introduction orchestrale se déploie, typique des grandes soirées hollywoodiennes. Mes Aïeux font leur entrée, chaudement applaudis dans cette Maison symphonique remplie à ras bord.

Avant de lancer son groupe dans l'aventure OSM, Stéphane Archambault en fait la genèse: «Ça s'est passé il y a 17 ans, une gang d'amis qui se rencontraient dans un salon du quartier Centre-Sud, qui se gossaient des tounes... Petit à petit à petit le salon est devenu de plus en plus gros... Et ce soir, le salon a l'air d'un gros chalet en bois rond!»

Confortablement installés au Chalet symphonique (!), nous étions prêts pour Notre-Dame-du-bon-Conseil, entonnée sans orchestre, avec solo de violon de Marie-Hélène Fortin.

«Si tu veux voyager vite, voyage tout seul. Si tu veux voyager loin, voyage en gang», avertit le chanteur... et Les oies sauvages s'envolent illico avec cet orchestre symphonique  qui donne des ailes à la chanson. On se serait imaginé dans un documentaire du National Geographic!

Vient Le repos du guerrier, intervention des cuivres, rythme plus présent, soutien  plus appuyé des percussions (dont la batterie réduite de Marc-André Paquet), conclusion au bec de flûte. «Suis-je le premier à en jouer avec l'OSM?» se demande Archambault. Amusant. On passe ensuite au rythme ternaire, on valse sur cette Toune en on qui se termine tragiquement en bas d'un pont.

Question d'alléger l'atmosphère, on convient que la tribune est idéale pour causer... poutine. À l'instar de Mes Aïeux, plusieurs membres de l'orchestre se coiffent d'un chapeau de restaurateur. Les arrangements latins se prêtent à la célébration de la poutine, à cet Hommage en grains. Rigolo.

Plume Latraverse, «chanteur all dressed» tel qu'annoncé par le chanteur de Mes Aïeux, débarque. Ovation avant même d'ouvrir la bouche! Il fait taire (et rire) ses fans: «Bon ça va faire!» Il s'assoit, justifie sa pose: «C'est l'âge... C'est l'âge où l'on»... Et c'est une chanson qui parle de maturité acquise et des transformations subséquentes du comportement humain.

Turlupinades s'ensuit, laborieuse côté chanteur. Un peu crispé, peut-être intimidé par une instrumentation aussi considérable, Oncle Pluplu a du mal à camoufler son stress mais bon, cette vulnérabilité provisoire nous le rend d'autant plus sympa. Et on passe aux Patineuses, «une chanson que j'aime beaucoup». Avec raison d'ailleurs: ce texte décrit magnifiquement le déséquilibre qu'induit le sentiment amoureux. Imaginez sur la glace! Les arrangements impressionnistes sont ici très réussis et renforcent les rimes du parolier Latraverse, fort bon mélodiste de surcroît.

Après l'entracte, Plume est de retour, plus relaxe, plus assuré. Il remercie «Les Aïeux» et le chef Simon Leclerc pour l'avoir invité, avant d'interpréter pour la première fois publiquement cette chanson «mûre»: Élégie, une de ses plus belles. Le narrateur y assume son vieillissement, y tourne la page (littéralement: dans le contexte, les partitions de l'orchestre sont sonores et hilarantes!), l'OSM conclut sur un clin d'oeil à Bobépine au grand plaisir du public. Dans la piaule de Louis, avec complément choral de Mes Aïeux et ornements symphoniques, sera à la hauteur de l'interprète que peut être notre Plume. Le mal du pays, sa dernière au programme avant les rappels, se conclut par une ovation.

L'auditoire est chauffé à blanc pour l'épique Dégénérations, magnifiée par l'orchestre de 92 musiciens. Ça tape des mains, ça prend l'allure d'un folklore symphonique. Puis La Grande déclaration permettra au public de chanter le refrain d'Auprès de ma blonde. Insertion sympathique.

Dramatique, Le Fil tisse une introduction très moderne et permet une citation d'Harmonium, beau concept du maestro et orchestrateur Simon Leclerc. On enchaîne avec une mise en scène tragicomique pour  introduire la La Stakose, sorte de liste d'irritants constitutifs de la «connerie humaine». Les Montréalais sont alors invités par le chanteur à remettre leur «liste de stakoses» à Denis Coderre, présent dans la salle tordue de rire. Dernière au programme officiel, Au gré du vent est induite de circonvolutions mélodiques des bois (à la Philip Glass) et de bonnes salves des cuivres.

Au rappel, Belle, embarquez est chantée avec très légère amplification, percussion légère et sobre complément orchestral. Joli. Michel Latraverse se joindra à Mes Aïeux pour l'ultime rappel: Le vaste monde (La vie nous rattrape), grand cru plumesque. Malgré tous les efforts déployés par la foule pour que les artistes chantent et jouent davantage, c'est bel et bien terminé. Le chalet symphonique a ses limites... On se reprend ce jeudi.




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