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Steve Hill: à grands coups de fouet!

Steve Hill fait dans le rock, pas dans... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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Steve Hill fait dans le rock, pas dans la chansonnette, comme le prouve d'emblée le titre de son sixième disque: Whiplash Love, arrivé hier dans les bacs à rock sous l'étiquette Instinct Musique.

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Daniel Lemay
La Presse

Bluesman? Guitar hero? Ignorant les étiquettes qu'on lui appose, Steve Hill, 37 ans, considère avoir atteint «la maturité du songwriter».

Steve Hill écrit des chansons. Paroles et musique. Celle-ci à la guitare acoustique, toujours, pour «rester à la source»; celles-là, la plupart du temps en anglais, parce que «c'est comme ça» qu'elles viennent à celui qui a grandi à Trois-Rivières en écoutant Elvis et les Beatles.

Steve Hill fait dans le rock, pas dans la chansonnette, comme le prouve d'emblée le titre de son sixième disque, Whiplash Love, arrivé hier dans les bacs à rock sous l'étiquette Instinct Musique. L'ancien label YFB Diffusion -pour Yves-François Blanchet, ancien président de l'ADISQ devenu député du PQ (Drummond) en 2008 mais resté très rock'n'roll- a toujours comme figure de proue Éric Lapointe que Steve Hill, par ailleurs, a déjà accompagné.

Whiplash Love... Comme dans mèche de fouet (en cuir probablement), ce qui ne veut pas dire que Steve Hill a sombré dans le sadomaso bien que les amours de rocker le soient toujours un peu, au propre comme au figuré. Les titres des pièces n'annoncent en tout cas rien de particulièrement jojo: It Ain't Cool, Goodbye Sunshine, Cold Hearts, Running Out of Time, Burnt...

«J'avais 30 tounes et j'ai pris les meilleures», nous dira un Steve Hill amène et souriant, rencontré mercredi Chez Roger, un bar cool de Rosemont, non loin de chez lui: «Y'a pas rien que le Plateau!» Y'a pas rien que le blues non plus qu'on ne retrouve pas sur Whiplash Love dans sa forme canonique de 3 accords/12 mesures. Mais Steve Hill n'est-il pas un bluesman comme pourraient l'indiquer les deux trophées -artiste masculin et spectacle de l'année- qu'il vient de remporter au gala Lys Blues? Il est un peu tanné de s'expliquer là-dessus, mais n'en répond pas moins à la question: «Je n'ai pas fait de blues sur disque depuis 12 ans», rappelle-t-il en soulignant que, oui, le blues fait partie de ses influences -Robert Johnson, Muddy Waters, Howlin'Wolf- mais qu'il refuse de s'enfermer dans la tradition: «Si c'est pas 3 accords et 12 mesures, plusieurs pensent que ce n'est plus de blues. Moi, je fais de la musique...»

La musique, ici, explique le compositeur de 37 ans, entre dans la catégorie Southern Rock, sous-genre américain où se rencontrent, dans les pièces lourdes ou les ballades, rock, country... et blues. «J'écoute beaucoup de country», admet Steve Hill en citant les noms de Gram Parsons (1946-1973) et de Waylon Jennings (1937-2002). Il évoque aussi Jerry Lee Lewis, éternel interprète de Lotta Shakin' Goin' On.

Mais qu'en est-il de Steve Hill, le guitar hero acclamé tant par les grands magazines que par les petits sites? Pas la moindre corde, pas l'ombre du G d'une Gibson sur la pochette de Whiplash Love... «Cette étiquette, ce sont les gens qui me l'ont donnée. Je ne me suis jamais promené en disant «Hey, je suis un guitar hero! Je suis capable de jouer de la guitare, oui, mais pour moi, la qualité de la musique ne passe pas nécessairement par la virtuosité.» Et le guitariste de haut niveau de citer Jimi Hendrix, qui «avait tout», et Keith Richards, un grand guitariste sans être un virtuose.

Pour Steve Hill, Whiplash Love représente l'album de la maturité -«la maturité du songwriter» mais aussi celle du chanteur, où tout est affaire de confiance: «Il ne faut pas essayer d'imiter les autres» ...

Whiplash Love marque aussi une grande première dans la carrière de Steve Hill: une de ses chansons tourne à la radio, Rythme FM 105,7 ayant inclus le premier extrait, Cold Hearts, dans sa rotation. Steve Hill, par ailleurs -on a peine à le croire-, n'a jamais tourné à CHOM, «The Spirit of Rock»: «Peut-être cette fois-ci...»

Au cours de l'entrevue, Steve Hill parlera souvent d'intégrité artistique, de la nécessité de faire les choses comme il les sent au lieu de répondre aux critères de l'extérieur, musicaux ou autres. Comme composer des musiques pour un quelconque «format» radio: «Je n'ai jamais pensé à ça. En fait, j'essaie de ne penser à rien quand je compose. J'essaie juste d'être une machine à tounes.»

ROCK

Steve Hill

Whiplash Love

Instinct Musique




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