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Duke Squad:  là pour durer

Duke Squad.... (Photo François Roy, La Presse)

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Duke Squad.

Photo François Roy, La Presse

Marie-Christine Blais
La Presse

Ils sont légion, les jeunes groupes qui lancent un premier album convaincus qu'ils vont durer. Et presque aussi nombreux à mourir après la sortie de ce premier disque. Ce qui n'est pas arrivé au quatuor rock québécois Duke Squad, dont les membres sont âgés de 16 à 19 ans et qui a lancé mardi son deuxième disque en anglais, Infamous.

«Imagine, s'exclame Jacob «Jack» Prévost, chanteur de Duke Squad, nous, on est des mégafans du groupe Gorillaz (NDLR: formation britannique de rock-hip-hop qui existe en dessin animé). Alors, qu'on existe en «cartoons», un peu comme Gorillaz, ça nous fait vraiment tripper!»

 

Ce qui fait tripper Jacob, ce sont les capsules en dessin animé diffusées sur les ondes de Vrak.tv et dont les héros sont les quatre jeunes musiciens de Duke Squad. «Dans la classe de Devin (le bassiste du groupe), il y a quelqu'un qui nous avait dessinés, reprend Jacob. On trouvait ça tellement cool... Comme on voulait faire autre chose qu'un clip pour le premier extrait du disque, quelque chose de visuel, de punché, on a eu l'idée des capsules Duke Squad, qui montrent le band depuis ses débuts, mais aussi ce qu'on fait en dehors du stage.»

L'enthousiasme de Jacob et de ses copains ne semble pas avoir faibli depuis la première fois qu'on a rencontré Duke Squad, en 2007, à l'école secondaire où allaient les gars, qui avaient alors entre 13 et 16 ans. Ils lançaient l'album In Your Face.

Aujourd'hui, Jack, Phil et Devin (qui a remplacé Dave à la basse en 2008) vont au cégep ou dans une école spécialisée en technologies sonores, alors que le batteur Jimmy Pop est en quatrième secondaire. Mais s'ils sont aujourd'hui plus âgés et ont évidemment changé un brin, une chose demeure: ce sont des bosseurs, les ducs de l'escouade.

Il y a deux, trois ans, les jeunes musiciens originaires de Saint-Hubert (sauf Devin, qui vient de L'Île-Perrot) ont multiplié les spectacles - au Club Soda, au regretté Spectrum, dans des tas de festivals -, fait la première partie d'Avril Lavigne et de Simple Plan, reçu le soutien continu de MusiquePlus, joué aux États-Unis, signé avec une grande maison de gérance de Los Angeles, etc.

Et pourtant, si son nom n'est pas totalement inconnu, Duke Squad n'a pas non plus «pété des scores». Est-ce que ses membres en ressentent de l'amertume? «Ben non, voyons, parce qu'on a toujours eu de bons moments à travers tout ce qui nous arrivait, on a une chance inouïe de faire ce qu'on fait, explique Jacob. Tu vois, les chansons du premier disque parlaient beaucoup des problèmes quand t'es ado - l'alcool, la colère, l'intimidation... Les chansons d'Infamous, elles, disent que même si t'as des problèmes, profite de ce que t'as, aie du fun!»

C'est peut-être en raison de cette attitude que la maison de disques Warner a décidé de miser sur eux et leur deuxième album: il sort au Québec, puis au Canada. «C'est Warner qui nous a permis de faire du Duke Squad 2.0, d'essayer de nouvelles plateformes, de nouvelles tactiques...» explique Jacob.

Liés à Vrak.tv par les capsules ainsi que les émissions Fan Club et Ça plane pour moi, amis du comédien et animateur Rémi-Pierre Paquin qui leur sert un peu de coach, les membres de Duke Squad ont donc continué à travailler. Au cours des deux derniers étés, le groupe a notamment participé à la tournée Camplified, qui s'arrête dans les camps d'été du nord-ouest des États-Unis: «C'était super le fun, parce qu'on faisait des shows avec d'autres groupes punk-rock; après, on chillait avec les jeunes, on faisait du Sea-Doo ou du canot avec eux, explique Jacob. Et ça nous a donné encore plus d'expérience et d'idées.»

Notamment celle d'aller à New York travailler avec des auteurs-compositeurs comme Boots Ottestad (qui collabore avec Robbie Williams). Et de demander l'aide des réalisateurs québécois Troublemakers (Marc Bell et Cristobal Tapia de Veer, qui ont travaillé avec Bran Van, Café Fuego, le snowboarder Shaun White, etc.). «Ça a poppé entre nous, reprend Jacob. On a eu le goût d'écrire des trucs un peu drôles, de mettre des violons synthétiques dans Super Teenage Punk Song ou de décrire la fille idéale dans Girlfriend - oui, c'est vrai, c'est une fille qui aurait les mêmes intérêts qu'un gars (rires)...»

Duke Squad sera en spectacle au National le 14 mai. Et comme d'habitude, il ne regardera pas à la dépense ni à l'énergie pour surprendre ses fans.

ROCK

DUKE SQUAD

INFAMOUS

PRIMETIME/WARNER

 




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