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The Fray: la télé, cette formidable locomotive

The Fray... (Photo fournie par Sony)

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The Fray

Photo fournie par Sony

Si The Fray a délogé Springsteen au sommet des ventes américaines en février dernier, c'est beaucoup grâce à l'émission Grey's Anatomy. Conversation avec le guitariste Dave Welsh sur la banlieue, Dieu et le pouvoir de la télévision.

«Dans les années 90, c'était impossible d'imaginer qu'un groupe comme Pearl Jam vende sa musique à une émission télé. Aujourd'hui, ça ne choquerait personne. Les mentalités changent. Et les émissions sont meilleures. Ça ne nuit pas», raconte Dave Welsh.

 

Le guitariste nous parle depuis New York, quelques heures avant de jouer au Late Show de David Letterman. Le succès se poursuit pour le groupe de Denver. Après avoir écoulé plus de 3 millions d'exemplaires de son premier disque aux États-Unis seulement, The Fray a délogé Bruce Springsteen au sommet des palmarès américains en février dernier avec son deuxième album (éponyme).

Encore une fois, The Fray y bricole du pop-rock douillet et mélancolique, à mi-chemin entre David Gray et Coldplay. Cette musique très accessible, la radio commerciale hésitait pourtant à l'ajouter à sa programmation en 2005. La télé, non. C'est devenu leur plateforme.

En 2006, ABC utilisait l'extrait How To Save A Life dans l'émission Grey's Anatomy. Le tube s'est hissé dans le top 3 des simples aux États-Unis, et en première position au Canada. Même chose avec le nouveau disque. Trois mois avant sa sortie officielle, l'extrait You Found Me était lancé en novembre dans la pub de la nouvelle saison de Lost. Autres émissions où on a entendu leurs chansons: Scrubs, One Tree Hill, Cold Case, Journeyman...

Le mariage ne surprend pas vraiment. Mid-tempo langoureux avec une voix qui susurre des thèmes juste assez impersonnels pour se greffer à des personnages extérieurs: The Fray semble taillé sur mesure pour les dénouements dramatiques du petit écran.

«Oui, ça nous a bien servis, reconnaît le guitariste. Mais ça ne peut pas continuer indéfiniment. Quand un fan dit que ta chanson lui rappelle sa première rencontre avec sa blonde, c'est touchant. Mais ça l'est moins s'il dit que ça lui rappelle un personnage bizarre de Lost

Où est Dieu?

En parlant avec Welsh, on réalise que les chansons renvoient à des expériences très personnelles. Par exemple, le tube You Found Me. «Il raconte la frustration née de notre éloignement, explique-t-il. En tournée, on recevait souvent des courriels qui nous apprenaient plein de choses tristes concernant nos amis et notre famille. Tu t'inquiètes et tu te sens impuissant.»

À cause de ses convictions, le malaise a franchi une autre étape. «J'en suis venu à me demander ce que faisait ce personnage nommé Dieu. La vie de tournée contredisait ce qu'on m'a appris dans ma banlieue (de Denver). Mes croyances religieuses ont été ébranlées.»

Les membres du groupe ont tous grandi dans le même quartier plutôt tranquille. Ce sont des amis d'enfance. On demande à Welsh si cela aide ou nuit à la créativité. «Je ne sais pas, répond-il après une longue hésitation. Peut-être que ça ne provoque pas une collision d'idées. (...) Mais on ne veut pas se répéter pour le prochain disque. On le doit à nos fans. On se le doit à nous.»

The Fray au Métropolis, le 13 avril à 20h.

 




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