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Bernard Lachance, un Québécois au Chicago Theater

 ... (Photo: fournie par l'artiste)

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Photo: fournie par l'artiste

Vous vous souvenez de Bernard Lachance? Le chanteur sans producteur qui s'était offert le Centre Bell en vendant lui-même les billets dans la rue? Eh bien voilà que le ténor de 34 ans s'offre le prestigieux Chicago Theater, le 6 juin prochain.

Bernard Lachance pourra donc se vanter d'être monté sur la même scène qu'Aretha Franklin, Van Morrison, Alicia Keys, Kelly Clarkson et Arcade Fire. Sauf que le chanteur québécois n'est pas connu aux États-Unis. Il n'a pas de producteur et encore moins de compagnies de disques.

Quand nous lui avons parlé, hier, Bernard Lachance était à New York, où il va deux fois par mois. «Je viens vendre mes CD à Times Square», indique le chanteur qui ne pourrait être plus solo.

En 2003, après son spectacle au Centre Bell pour lequel il avait vendu 4332 billets un à un, Lachance a entendu une chroniqueuse culturelle dire que son histoire ressemblait au American Dream. «S'il faisait ça à New York, il serait invité au Late Show et à Regis and Kelly

Cette déclaration n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Croyant à sa «Million Dollars Story», Lachance décide de déménager à New York. Il apprend l'anglais, tout en vendant de 20 à 30 CD par jour dans la rue. «Si tu fais le calcul, je faisais de 300 à 400 $ par jour.»

Si Lachance est allé vivre à New York pendant un an, c'est qu'il rêvait de se produire au mythique Radio City Hall. Mais les propriétaires de la salle, qui possèdent aussi le Madison Square Garden, lui ont dit que c'était trop ambitieux pour une première américaine d'un artiste inconnu. Ils lui ont plutôt proposé une autre salle qu'ils possèdent, le Chicago Theater. «Si j'ai pu les convaincre, c'est que j'ai fait le Centre Bell», explique Lachance.

La ville de Barack Obama? Pourquoi pas. «À Chicago, les gens sont extrêmement friendly. Pour mon concept, c'est parfait», se dit Lachance.

Il faut savoir que son plan d'affaires est particulier. Le chanteur-producteur vend la moitié de ses billets dans la rue, avec un plan de la salle imprimé sur son t-shirt. Pour l'autre moitié, il met de petites annonces dans le journal à la recherche de choristes, qui chanteront lors de la deuxième partie de son spectacle (au Centre Bell, ils étaient 700). «Voilà votre chance de vous produire au Chicago Theater», écrit-il pour les convaincre. Par la suite, Lachance invite les choristes intéressés à vendre des billets à leurs proches.

Le Chicago Theater compte 3500 places. «J'ai mis deux annonces dans le journal et j'ai déjà reçu 900 courriels», indique Lachance, qui communique avec ses choristes sur YouTube. Par ailleurs, il compte aussi sur cet outil pour convaincre Oprah de l'inviter à son émission.

Bernard Lachance aime le risque. Il a déjà versé 18 000 $ pour la location du Chicago Theater. «J'aime ça me produire!» lance-t-il.

«Aux Oscars, le producteur de Slumdog Millionaire a dit: on n'avait pas l'argent qu'on voulait pour ce film-là et regardez le film qu'on a fait. Tout grand projet part avec une idée, de l'énergie et pas d'argent», plaide Lachance.

«Je suis complètement tout seul. Des fois, on est down, mais des fois, on se trouve pas pire», confie-t-il. Et quand Lachance pense ne pas y arriver, la chance lui sourit. L'an dernier, il était découragé et sans le sou en vue de son spectacle prévu à Toronto, au Massey Hall. Mais après avoir été invité à une émission télévisée du matin, il a eu un appel de la CIBC qui lui offrait une commandite de 12 000 $.

«J'ai un bon feeling pour Chicago, souligne le chanteur. J'étais apeuré par la récession, mais j'arrive avec une histoire fraîche.» Car Lachance ne vend pas au public que son spectacle. Il vend son concept, sa Million Dollar Story.

Parlons tout de même un petit peu du chanteur, qui fait du pop-opéra-adulte-contemporain. Il chante en français, en anglais, en italien et en espagnol. Son «classique» est une reprise de La Quête de Jacques Brel.

Après le Capitole, la Place des Arts, le Centre Bell, le Massey Hall et le Chicago Theater, se produire au Radio City Hall demeure le «projet ultime» de Bernard Lachance. Après Chicago, New York?

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Le site web de Bernard Lachance: www.bernardlachance.com

 




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