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Comment évalue-t-on l'influence?

Avez-vous déjà voulu connaître votre degré d'influence dans les réseaux sociaux? Facile: rendez-vous sur le site klout.com et permettez-lui d'accéder à vos comptes Twitter, Facebook, Instagram, LinkedIn, etc.

À partir de différentes variantes comme votre capacité à susciter des actions auprès de vos abonnés (retweets, commentaires, «like», liens partagés, etc.), on vous attribuera un score sur 100. Plus le chiffre est élevé, plus vous êtes jugé influent.

Certaines agences utilisent Klout pour tester des noms dans le cadre d'une campagne de promotion ou de relations publiques, mais tout le monde s'entend pour dire que l'outil a ses limites.

«On utilise Klout pour avoir une idée de grandeur», confirme Marc Snyder, directeur médias sociaux et communications numériques chez Hill+Knowlton Stratégies. «Si on veut aller plus en profondeur, on utilise des plateformes plus robustes qui fonctionnent avec des algorithmes plus puissants. Pour une campagne, on peut utiliser jusqu'à cinq plateformes différentes.»

Parmi ces plateformes, on retrouve Radian6 et Sysomos, deux outils de veille des réseaux sociaux qui permettent de suivre l'ensemble des «conversations» ayant cours dans les blogues, microblogues, sites de média, sites de dépôt de vidéos, forums, ainsi que les commentaires laissés par des participants.

Encore plus poussée, Nexalogy est une plateforme d'analyse de médias sociaux qui en est à sa phase prébêta de développement. Les outils de Nexalogy s'appuient sur une technologie d'interprétation graphique des données qui permet de visionner des conversations entières, de filtrer les données inutiles, etc.

La start-up Top Voice, acquise récemment par Cossette, calcule quant à elle l'influence des gens face à une marque précise. Cela permet notamment à l'agence d'établir la liste des 20 personnes les plus influentes face à une marque donnée et de leur offrir des cartes-cadeaux, des accès spéciaux à des évènements, etc.

Enfin, certains utilisent l'outil Seevibes pour calculer le degré d'interaction sur les réseaux sociaux durant une émission de télévision comme Tout le monde en parle, La Voix, Bazzo.TV ou 19-2. Ces données peuvent ensuite être utilisées pour mieux vendre l'émission ou des espaces publicitaires.

Cela dit, malgré tous les outils offerts, la plupart des stratèges disent préférer se fier à leur instinct.

«Mon problème avec Klout, c'est qu'on ne connaît pas l'algorithme derrière ça», note Jean-Sébastien Giroux, directeur-conseil médias sociaux chez Cossette. «Il ne tient pas compte du domaine dans lequel la personne a de l'influence. Pour moi, c'est un outil qui s'inscrit dans le cadre d'une réflexion plus large. Ça peut nous aider à prendre une décision, mais il y a plein d'autres facteurs, y compris qualitatifs, qui doivent être pris en compte.»

«Klout n'est pas une science exacte», renchérit Marie-Annick Boisvert, vice-présidente relations publiques et médias sociaux à l'agence Bleu blanc rouge. «Je me fie à mon instinct, je sais qui sont les trend setters, je les connais et je les côtoie.»

Même son de cloche de la part du directeur communication numérique chez National, Bruno Guglielminetti: «Il n'y a rien comme l'évaluation humaine», assure-t-il.




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