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Les Débrouillards : débrouillards depuis 30 ans

L'éditeur Félix Maltais et l'illustrateur Jacques Goldstyn, du... (Photo: fournie par Les Débrouillards)

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L'éditeur Félix Maltais et l'illustrateur Jacques Goldstyn, du magazine scientifique Les Débrouillards.

Photo: fournie par Les Débrouillards

Si vous avez moins de 40 ans ou si vous avez des enfants, il y a de fortes chances que vous ayez déjà feuilleté Les Débrouillards, ce magazine québécois destiné aux jeunes lecteurs intéressés par la science.

La publication souligne ses 30 ans cette année et, contrairement à d'autres, le magazine se porte plutôt bien.

Il faut dire qu'avec ses 27 000 abonnés payants et des ventes publicitaires qui ne représentent que 10% des revenus du magazine, Les Débrouillards est peu sensible aux fluctuations qui touchent le secteur de l'imprimé.

Le magazine - qui a même eu son émission éponyme animée par Gregory Charles et Marie-Soleil Tougas au début des années 90 - a beaucoup changé en 30 ans. Aujourd'hui, en plus de la publication Les Explorateurs (lancée en 2001 et destinée aux 6 à 9 ans), Les Débrouillards publient aussi deux numéros hors série, DébrouillArts et Sport Débrouillards, question de renouveler le lectorat.

Félix Maltais a participé à la fondation des Débrouillards. Trente ans plus tard, il y est encore, à titre d'éditeur. Et il ne semble pas avoir perdu le feu sacré. «Nous publions le seul magazine destiné aux enfants, souligne-t-il. Le secret, c'est de rester proche de leurs intérêts, de leurs besoins et de leurs goûts. On vit dans un monde de plus en plus virtuel. Le magazine, c'est encore un objet qu'ils peuvent toucher, feuilleter. Nous, on prépare les lecteurs de demain.»

Cela dit, les habitudes de lecture ont bien changé en 30 ans. On ne présente plus l'information de la même façon que dans les années 80 ou 90. «On s'est adapté, confirme l'éditeur. La présentation visuelle est différente, plus morcelée. Il y a beaucoup de photos et d'illustrations accompagnées de bas de vignette. On valorise tous les types de lecteurs, du petit génie au tannant assis au fond de la classe.»

Comme il faut bien être de son temps, Les Débrouillards est présent aussi sur le web. L'équipe travaille d'ailleurs à la création d'une série de webtélé. «On ne s'en cache pas, on a toujours voulu revenir à la télé. Mais autant à Radio-Canada qu'à Télé-Québec, il n'y a plus d'intérêt pour ce type de contenu jeunesse, note Félix Maltais. On développe donc quelque chose pour le web avec un producteur.»

La popularité montante des tablettes numériques inspire également l'équipe. «On ne négligera jamais le papier, car, pour les jeunes, recevoir un magazine par la poste demeure un événement, assure l'éditrice adjointe, Isabelle Vaillancourt. Mais on est conscient que l'environnement change. On développe actuellement une application iPad qui devrait être prête fin 2013.»

L'autre défi des Débrouillards demeure l'adolescence. «À cet âge, les parents ont moins d'influence sur les lectures de leurs enfants et les filles commencent à être attirées par les teen mags, observe Félix Maltais. C'est donc pour attirer davantage les filles que nous avons lancé DébrouillArts. Mais nos focus groups nous disent que ce magazine est autant apprécié par les garçons.»

Bref, Les Débrouillards se débrouillent plutôt bien.




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