Oui, il s'agit bien de l'adaptation du roman d'Olivier Bourdeaut publié l'an dernier. Une tragicomédie sur la folie qui met en scène Georges et sa femme, passionnément amoureux. On se rend compte assez vite que c'est elle, l'excentrique, l'anticonformiste, qui vit littéralement d'amour et d'eau fraîche (ou de cocktails et de fêtes nocturnes!).

Jean Siag LA PRESSE

L'album s'ouvre avec une danse, sur la musique de Nina Simone (Mr. Bojangles). Mais voilà, toutes les identités de cette femme pétillante, qui se fait appeler tantôt Antoinette, tantôt Hortense ou Églantine, mènent à un constat: madame est schizophrène.

Le jeune témoin de cette histoire est le garçon du couple, qui est littéralement séduit par la fantaisie de ses parents en général, et de sa mère en particulier. Mais l'histoire se corse pour cette petite famille atypique, la maladie prenant peu à peu le dessus.

Ce récit poignant, ode à l'amour fou (au sens propre et figuré), nous emballe jusqu'à ce qu'il nous heurte - avec une finale choquante, à la fois dramatique et poétique, qui défie toutes les conventions.

* * * 1/2

En attendant Bojangles. Ingrid Chabbert et Carole Maurel. Steinkis. 133 pages.