Il faut tout le grand talent, le style et la sensibilité d'un R.J. Ellory pour sauver du désastre un polar comme Les assassins, dont l'intrigue repose sur la thématique éculée de la traque d'un tueur en série.

Norbert Spehner LA PRESSE

À New York, l'inspecteur Ray Irving et le documentaliste John Costello (survivant d'une agression sauvage par le tueur au marteau) allient leurs compétences pour tenter de découvrir l'identité d'un tueur qui imite, selon une procédure rigoureuse, les crimes passés d'assassins comme Ted Bundy, le Zodiaque et d'autres maniaques.

Véritable catalogue documenté de l'histoire américaine du crime en série, ce polar au rythme lent n'est pas le meilleur de cet auteur qui nous a offert des chefs-d'oeuvre comme Seul le silence ou Vendetta.

Mais des personnages attachants et quelques rebondissements intéressants font que l'on réussit malgré tout à traverser cette histoire dont le dénouement bafoue une règle élémentaire du genre: le coupable n'apparaît jamais au cours du récit.

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Les assassins. R. J. Ellory. Sonatine, 568 pages.