Dans le noir: fouillé, détaillé, long et lent ***

Sonia Sarfati
La Presse

Coïncidence littéraire, quelques mois après la publication de Théorie de la petite fille d'Hubert Haddad, nous arrive Dans le noir, traduction du deuxième roman de l'écrivaine Claire Mulligan.

Leur sujet: les soeurs Fox qui, au milieu des années 1800 en Nouvelle-Angleterre, participèrent à l'éclosion du mouvement spiritualiste.

Là où Haddad adopte le point de vue de Katie, Mulligan prend celui de Maggie. La première avait 11 ans et l'autre, 14, quand, par une nuit de mars 1848, elles entrent en communication avec un esprit.

Le «jeu» en vaut bientôt la chandelle: notoriété et argent s'ensuivent. Scandales aussi. Gloire. Chute. Pour les deux médiums et pour leur aînée, Leah, qui «gère» leur carrière.

Claire Mulligan raconte cela par l'intermédiaire d'un roman extrêmement fouillé. Détaillé. Long. Lent. La longueur n'est pas en soi un problème, sauf lorsque le fil narratif se détend au cours de longues digressions.

La lenteur n'est pas, non plus, en soi un problème. Elle le devient lorsque le lecteur se sent «à l'extérieur» du récit. Mais, presque plus biographique que romanesque, Dans le noir satisfera les lecteurs intéressés par le phénomène et l'époque. En plus, l'objet-livre est magnifique.

* * *

Dans le noir. Claire Mulligan. Alto. 659 pages.




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