Pour Ida Brown: roman assez confus **1/2

Marielle Bedek
La Presse

Professeur invité dans une université du New Jersey, l'Argentin Emilio Renzi s'installe dans une ville de banlieue, d'où il prépare son séminaire tout en se faisant l'observateur du milieu universitaire nord-américain, un ghetto vaguement inhospitalier où étudiants et professeurs vivent dans un univers à part.

En secret, il entame une relation avec la professeure très réputée Ida Brown, gauchiste formée à Berkeley, célibataire aussi séduisante qu'indépendante. Mais Ida meurt subitement, au volant de sa voiture.

Si l'on a pu parler de campus novel de même que de thriller à propos de ce roman, c'est en marge des deux genres que le récit se situe.

Renzi se lance dans une enquête sur la mort d'Ida, après la parution d'un «manifeste sur le capitalisme technologique» auquel la mort de la jeune femme semble liée.

Mais il ne faut pas s'attendre à un suspense haletant. On a plutôt droit à l'histoire d'un brillant mathématicien devenu poseur de bombes, clairement inspiré d'«Unabomber».

Références à la dictature en Argentine, propos sur des auteurs, des idées politiques, Pour Ida Brown évoque beaucoup de choses intéressantes, mais le tout donne un roman assez confus, où il se passe plein de choses et pas grand-chose en même temps.

* * 1/2

Pour Ida Brown, Ricardo Piglia, Gallimard, 319 pages.




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