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Le duel: ambiances et qualité d'écriture ***1/2

Norbert Spehner

collaboration spéciale

La Presse

C'est l'été 1972. Reykjavik est envahi par les touristes venus assister au Championnat du monde d'échecs, qui oppose l'Américain Fischer et le Russe Spassky.

Un jeune fanatique de cinéma, jeune homme sans histoire, est poignardé dans une salle de cinéma. Le matégnophone dont il se servait pour enregistrer la bande sonore a disparu.

Telles sont les prémisses du roman Le duel, d'Arnaldur Indridason, qui met en scène la commissaire Marion Briem, un personnage complexe et ambigu qui est aussi le futur mentor d'Erlendur Sveinsson (qui apparaît brièvement... à la dernière ligne du roman!).

Guerre froide oblige, l'enquête de Marion Briem prend vite une tournure politique, sur fond de complots, de défections de diplomates et de rivalités entre services de police.

Des chapitres alternatifs retracent l'enfance de la commissaire marquée par la tuberculose et les séjours en sanatorium, ce qui a pour effet de ralentir un peu le rythme de l'action principale.

Mais on retrouve avec plaisir les ambiances, la qualité d'écriture et les personnages fouillés de cet auteur islandais.

* * * 1/2

Le duel, Arnaldur Indridason, Métailié, 308 pages.




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