Récit court, dense et quasi angoissant, le premier roman de Françoise Hardy se penche avec une précision presque chirurgicale et pourtant avec lyrisme sur l'amour comme maladie mentale, pourrait-on dire, la dépendance amoureuse comme sport extrême.

Marie-Christine Blais LA PRESSE

Il y a quelque chose des lettres de Julie de Lespinasse (1732-1776) dans le ton de ce monologue halluciné et fluide, dans le ressassement du même thème - mais toujours avec d'infinies subtilités, qui en font le suc.

Seul le dernier paragraphe est un peu dissonant. À lire avant l'écoute du disque.

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* * * 1/2

Françoise Hardy. L'amour fou. Éditions Albin Michel, 192 pages.