En 2010, Martin Michaud a fait une entrée remarquée sur la scène du polar québécois, avec Il ne faut pas parler dans l'ascenseur, la première des enquêtes de Victor Lessard de la Police de Montréal.

Publié le 28 sept. 2012
Norbert Spehner, collaboration spéciale LA PRESSE

En 2011, il remporte le Prix Saint-Pacôme ainsi que le Prix Arthur-Ellis avec La Chorale du diable. Il répète l'exploit avec Je me souviens, une brique de 640 pages qui se dévore comme le meilleur des thrillers.

Assisté par l'ineffable et colorée Jacinthe Taillon (qui lui vole parfois la vedette), Lessard enquête sur une affaire particulièrement complexe: à Montréal, juste avant Noël, un homme et une femme ont été exécutés avec un étrange instrument de torture sorti tout droit du Moyen Âge.

Avant de mourir, ils ont tous les deux entendu la voix de Lee Harvey Oswald, l'assassin présumé de Kennedy! Les enquêteurs découvrent les portefeuilles des victimes sur les lieux du suicide d'un sans-abri.

Connu des services de police, l'individu prétendait avoir participé à l'assassinat du ministre Pierre Laporte. Handicapé par des ennuis domestiques et des problèmes sentimentaux, Lessard se lance à corps perdu dans cette aventure qui a ses origines dans un épisode tragique de l'histoire moderne des États-Unis.

Avec son rythme infernal, sa narration sans failles, son style fluide et familier, Je me souviens est le meilleur roman de Michaud. Un thriller... dont on se souviendra!

___________________________________________________________________________

* * * *

JE ME SOUVIENS. Martin Michaud. Goelette, 636 pages.