Immense succès dans le monde anglo-saxon, Les Suites pour violoncelle seul du journaliste montréalais Eric Siblin a été traduit ce printemps aux éditions Fides.

Josée Lapointe LA PRESSE

Son sous-titre, En quête d'un chef-d'oeuvre baroque, résume à lui seul ce livre dont la construction est calquée sur la célèbre oeuvre de Bach.

Guidé par sa passion - il est même allé jusqu'à apprendre le violoncelle -, Siblin est remonté jusqu'à l'origine de ces suites longtemps vues comme une série d'exercices et ressuscitées par le violoncelliste catalan Pablo Casals au début du XXe siècle.

C'est donc la biographie d'une oeuvre qui nous est servie, idée originale en soi, qui adopte les parcours fascinants de deux génies en les liant à la grande histoire.

Si le livre s'adresse au mélomane moyen, il s'attarde cependant un peu trop aux détails et perd souvent le lecteur en route. Si bien qu'à la fin, même si on est ému par la question sans réponse «mais qu'est devenu le manuscrit original de Bach?», elle arrive presque comme un cheveu sur la soupe.

Notons aussi une traduction désastreuse qui enlève tout relief au livre, bourrée d'erreurs - les attentats du 9 septembre 2001, vraiment? -, qui nous fait douter ensuite de la véracité et de la rigueur de ce qui y est écrit. Vraiment dommage pour l'auteur.

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Les Suites pour violoncelle seul. Eric Siblin. Fides. 370 pages.