Une avalanche de romans nous arrive des quatre coins du monde. En voici 10 attendus avec impatience.

Mis à jour le 30 août 2018
Nathalie Collard LA PRESSE

Emma Glass

Premier roman pour cette diplômée en littérature originaire du pays de Galles, aujourd'hui infirmière-chercheuse dans un hôpital pour enfants de Londres. L'histoire d'une agression racontée dans une langue poétique, imagée, quasi surréaliste. Une nouvelle auteure à découvrir.

Pêche. Traduit de l'anglais par Claro. Flammarion.

Parution: août.

Jennifer Egan

Lauréate du prix Pulitzer pour son roman Qu'avons-nous fait de nos rêves?, Egan signe ici un roman historique dont l'action se déroule durant la guerre. Pendant que les hommes sont au front, les femmes prennent leur place dans les usines et découvrent le monde du travail. Anna travaille comme scaphandrier et répare les navires de guerre dans un chantier maritime de Brooklyn. En parallèle, elle entreprend de résoudre le mystère que représente à ses yeux la vie de son père. Un roman qui, dit-on, se lit comme un thriller.

Manhattan Beach. Traduit de l'anglais par Aline Weill. Robert Laffont.

Parution: août.

Lisa Halliday

Deux récits se croisent à la fin de ce roman qui a beaucoup fait jaser à sa sortie en anglais. Il faut dire que son aspect autobiographique a emballé le milieu littéraire. Lisa Halliday y raconte l'idylle entre une jeune employée d'une maison d'édition et un écrivain-vedette de 45 ans son aîné. Or, l'auteure a elle-même entretenu une relation avec un monument, Philip Roth. Mais ce serait diminuer le roman que de le résumer seulement à cela. L'histoire parallèle d'un Irakien intercepté à l'aéroport de Londres apporte une autre dimension au texte dont on dit beaucoup de bien.

Asymétrie. Traduit de l'anglais par Hélène Cohen. Du monde entier (Gallimard).

Parution: septembre.

Jonas Jonasson

Son précédent livre, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, a fracassé des records de ventes. Cette fois-ci, Allan Karlsson, le coloré personnage imaginé par Jonasson, s'apprête à célébrer son 101e anniversaire avec son ami Julius. Mais une série de péripéties le conduira plutôt en Corée du Nord au moment où un certain Kim Jong-un effectue des tests de missiles. Un roman qui s'annonce encore une fois très divertissant.

Le vieux qui voulait sauver le monde. Traduit du suédois par Laurence Mennerich. Les Presses de la Cité. 

Parution: octobre.

Nicole Krauss

Dans Forêt obscure, Krauss fait écho au roman Moi aussi de son ex-mari, l'écrivain Jonathan Safran Foer, qui racontait à sa manière la dissolution de leur mariage. D'un côté, il y a Jules Epstein, ex-millionnaire en déroute perdu dans le désert près de Tel-Aviv et de l'autre, Nicole, écrivaine fraîchement divorcée ayant perdu l'inspiration qui se retrouve elle aussi à Tel-Aviv, en quête d'une réponse à des questions existentielles. On retrouvera l'auteure de L'histoire de l'amour avec plaisir.

Forêt obscure. Traduit de l'anglais par Paule Guivarch. L'Olivier.

Parution: août.

Rachel Kushner

L'histoire se déroule dans un univers pas très éloigné de celui d'Unité 9 ou Orange Is the New Black. Romy, une ancienne stripteaseuse de 29 ans ayant grandi à San Francisco dans les années 80, vient d'être transférée dans une prison pour femmes de la Californie. Le crime de cette mère seule: avoir assassiné un homme qui la harcelait, ce qui lui a valu d'être doublement condamnée à perpétuité. Un jour, elle reçoit une lettre qui aura l'effet d'une bombe. On dit de ce livre qu'il brosse un portrait féroce de l'Amérique des exclus et des marginaux. Prometteur.

Le Mars Club. Traduit de l'anglais par Sylvie Schneiter. Stock.

Parution: août.

Photo fournie par Les Presses de la Cité

Le vieux qui voulait sauver le monde

Henning Mankell

Mankell n'est plus, mais il nous a laissé ce roman qu'on pourrait qualifier de fresque sociale, le portrait d'un employé de la mine - un dynamiteur -, un anonyme dont la vie s'est déroulée en marge des grands évènements qui ont marqué son époque. L'éditeur présente ce livre, dont l'histoire se déroule au début du XXe siècle, comme un «hommage à la classe ouvrière».

Le dynamiteur. Traduit du suédois par Rémi Cassaigne. Seuil.

Parution: octobre.

Haruki Murakami

Chaque livre de l'écrivain Murakami est un évènement dans le monde de l'édition. Imaginez quand on en annonce deux! Le meurtre du commandeur (tomes 1 et 2) se déroule dans une atmosphère mystérieuse. Un jeune peintre en panne d'inspiration se réfugie dans l'atelier d'un artiste célèbre. Il sera emmené à peindre le portrait d'un richissime homme d'affaires. Mais la découverte d'un tableau dans le grenier de la maison viendra l'obséder. On dit que, dans ce roman, «le maître Murakami dévoile ses obsessions les plus intimes». Intrigant.

Le meurtre du commandeur. Une idée apparaît (Livre 1) et La métaphore se déplace (Livre 2). Traduits du japonais par Hélène Morita. Belfond.

Parution: octobre.

Salman Rushdie

La famille Golden - dirigée par un patriarche millionnaire qui entretient une liaison avec une jeune femme russe - s'installe dans Greenwich Village. Parmi ses nouveaux voisins, René, un jeune cinéaste à la recherche d'un sujet de film. Il le trouvera dans les péripéties de ce clan hors norme originaire de l'Inde. La politique américaine, le règne Obama et la campagne électorale constituent la toile de fond du dernier roman de Rushdie truffé de références à la culture populaire. L'éditeur parle d'un roman «angoissant et jubilatoire».

La Maison Golden. Traduit de l'anglais par Gérard Meudal. Actes Sud.

Parution: août.

Olga Tokarczuk

Lauréate de nombreux prix littéraires, dont le prestigieux prix Man Booker International 2018, l'auteure des Pérégrins publie un grand roman biographique (plus de 1000 pages!) sur la vie de Jakób Frank. Juif converti à l'islam puis au christianisme, Frank a créé son propre mouvement, baptisé frankisme. Personnage plus grand que nature, il a vécu à l'époque des Lumières. L'auteure polonaise signe ici un roman ambitieux que son éditeur présente comme «une épopée universelle sur l'émancipation, la culture et le désir».

Les livres de Jakób ou Le grand voyage. Traduit du polonais par Maryla Laurent. Les Éditions Noir sur Blanc.

Parution: octobre.

Photo fournie par Le Seuil

Le dynamiteur