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Sherlock Holmes perd une bataille juridique

Sir Arthur Conan Doyle, le créateur de Sherlock... (Photo: archives AP)

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Sir Arthur Conan Doyle, le créateur de Sherlock Holmes.

Photo: archives AP

Agence France-Presse
Washington

Les héritiers de l'auteur de Sherlock Holmes ont perdu une première bataille jeudi à la Cour suprême des États-Unis, qui a refusé de se saisir de leur recours dans une affaire de propriété intellectuelle, mais n'ont pas dit leur dernier mot.

Sans le moindre commentaire, la juge Elena Kagan a rejeté la requête des héritiers de l'écrivain écossais Arthur Conan Doyle, qui demandaient la suspension d'une décision de justice en leur défaveur, a-t-on appris auprès d'un porte-parole de la haute Cour.

Mais leur avocat, Benjamin Allison, a annoncé à l'AFP un prochain recours au fond «dans les mois qui viennent».

Sherlock Holmes et le Dr Watson, apparus pour la première fois en 1887 sous la plume de Sir Doyle, figurent dans quatre romans et 56 nouvelles publiés aux États-Unis jusqu'en 1927.

Ces publications sont entrées dans le domaine public, à l'exception des dix dernières, publiées entre 1923 et 1927, qui restent soumises à des droits d'auteur jusqu'au 31 décembre 2022.

Or l'écrivain Leslie Klinger s'apprête à publier un deuxième recueil d'histoires contemporaines inspirées du célèbre détective vieux de plus d'un siècle.

Après avoir payé des droits pour le premier tome publié en 2011, Klinger, qui a créé un site internet baptisé free-sherlock.com (libérez-sherlock.com), argue que le nouveau livre évoque des personnages créés avant 1923 et donc tombés intégralement dans le domaine public.

Klinger a obtenu gain de cause devant une cour d'appel fédérale, le 16 juin, permettant la publication de son ouvrage.

Les héritiers de Sir Doyle protestent, estimant que le livre emprunte des éléments des dix dernières nouvelles et que son manuscrit n'a même pas été soumis à la justice. Ils jugent que la décision de la cour d'appel a été rendue sur la base d'une seule vague «liste d'éléments narratifs qui ne comprennent pas explicitement les personnages de Holmes et Watson, mais listent des traits de caractère et des idées».

«Nous sommes impatients de présenter pleinement nos arguments lorsque nous déposerons le recours des héritiers dans les prochains mois», a déclaré leur avocat, en réaction au refus de la haute Cour. «Nous continuons de penser que la cour d'appel s'est trompée» en refusant «d'exiger de M. Klinger qu'il soumette son livre achevé pour montrer qu'il n'empiète pas sur les droits d'auteurs des héritiers issus des dix dernières publications», a expliqué Me Allison pour «The Estate of Sir Arthur Conan Doyle».




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