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Présidents et célébrités rendent hommage à García Márquez

  • En 1982, date de la consécration, il obtient le prix Nobel de littérature. La célèbre académie salue une oeuvre «où s'allient le fantastique et le réel dans la complexité riche d'un univers poétique reflétant la vie et les conflits d'un continent». (Photo Bjorn Elgstrand, AP)

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    En 1982, date de la consécration, il obtient le prix Nobel de littérature. La célèbre académie salue une oeuvre «où s'allient le fantastique et le réel dans la complexité riche d'un univers poétique reflétant la vie et les conflits d'un continent».

    Photo Bjorn Elgstrand, AP

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  • Le 8 décembre 1982, Gabriel García Márquez reçoit le prix Nobel du roi Carl Gustaf, à tockholm. (Photo BJorn Elgstrand, AP)

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    Le 8 décembre 1982, Gabriel García Márquez reçoit le prix Nobel du roi Carl Gustaf, à tockholm.

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  • Le leader de l'Organisation de libération de la Palestine, feu Yasser Arafat, salue García Márquez lors de la fermeture du sommet des pays non alignés, à Cartagène des Indes, en Colombie, en 1995. (Photo ROGER RICHARDS, AP)

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    Le leader de l'Organisation de libération de la Palestine, feu Yasser Arafat, salue García Márquez lors de la fermeture du sommet des pays non alignés, à Cartagène des Indes, en Colombie, en 1995.

    Photo ROGER RICHARDS, AP

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  • Gabriel García Márquez, qui aimait partager la table de chefs d'État comme l'Américain Bill Clinton ou le Français François Mitterrand, a aussi été critiqué pour cette fascination pour les puissants. (Photo CESAR CARRION, AFP)

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    Gabriel García Márquez, qui aimait partager la table de chefs d'État comme l'Américain Bill Clinton ou le Français François Mitterrand, a aussi été critiqué pour cette fascination pour les puissants.

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  • Il a été l'ami personnel de Fidel Castro auquel il a souvent rendu visite à La Havane. Une relation que ses détracteurs lui ont reprochée. (Photo RAFAEL PEREZ, Reuters)

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    Il a été l'ami personnel de Fidel Castro auquel il a souvent rendu visite à La Havane. Une relation que ses détracteurs lui ont reprochée.

    Photo RAFAEL PEREZ, Reuters

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  • Gabriel García Márquez le 6 mars dernier à l'occasion de son 87e anniversaire. (Photo EDGARD GARRIDO, AFP)

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    Gabriel García Márquez le 6 mars dernier à l'occasion de son 87e anniversaire.

    Photo EDGARD GARRIDO, AFP

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Agence France-Presse
MEXICO

Présidents, écrivains et célébrités ont rendu hommage au prix Nobel colombien de littérature Gabriel García Márquez, géant des lettres latino-américaines, décédé jeudi à son domicile de Mexico.

En confirmant la nouvelle de sa mort, le président colombien Juan Manuel Santos a estimé que «les géants ne meurent jamais». «Mille ans de solitude et de tristesse pour la mort du plus grand Colombien de tous les temps», a-t-il écrit sur son compte Twitter, en référence au chef d'oeuvre de García Márquez, Cent ans de solitude, publié en 1967.

Le président américain Barack Obama a également fait référence à ce roman traduit en 35 langues et publié à 30 millions d'exemplaires dans le monde. «J'ai eu le privilège de le rencontrer une fois à Mexico où il m'a offert un exemplaire dédicacé du livre, que je chéris encore aujourd'hui». Pour le président américain, «avec le décès de Gabriel García Márquez, le monde a perdu un des ses plus grands écrivains visionnaires, et l'un de mes préférés quand j'étais jeune».

«García Márquez fut la voix qui a raconté au monde qui nous sommes et a nous a montré à nous Latino-américains qui nous sommes dans le miroir de ses pages.»

Isabel Allende
romancière chilienne

L'ancien président américain Bill Clinton a aussi exprimé sa tristesse en se référant au chef d'oeuvre de García Márquez. «Depuis le temps où j'ai lu Cent ans de solitude, il y a plus de 40 ans, j'ai toujours été stupéfait par ses dons uniques d'imagination, de clarté de pensée et d'honnêteté émotionnelle (...) J'ai été honoré d'être son ami et de connaître son grand coeur et son esprit brillant pendant plus de 20 ans.»

Le président mexicain Enrique Peña Nieto a estimé qu'«avec son oeuvre, García Márquez a rendu universel le réalisme magique latino-américain, marquant la culture de notre temps». Il a rappelé que, né en Colombie, l'écrivain avait fait du Mexique «son foyer, enrichissant ainsi notre vie nationale».

En Amérique latine, les autres chefs d'État ont encensé la mémoire de l'écrivain.

Pour le président équatorien Rafael Correa, «Gabo nous a quitté, nous allons avoir des années de solitude, mais il reste ses oeuvres et son amour pour la Grande Patrie (l'Amérique latine). Jusqu'à la victoire toujours, cher Gabo!».

Selon la président brésilienne Dilma Rousseff, «ses personnages uniques et son Amérique latine exubérante resteront gravés au coeur de la mémoire de millions de lecteurs» et pour le président du Venezuela, Nicolas Maduro «Gabo a laissé son empreinte spirituelle gravée dans la nouvelle ère de notre Amérique».

Les Farc rendent hommage à García Márquez

La guérilla colombienne des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste) a également exprimé ses condoléances. «Une perte pour la Colombie, une perte pour le monde avec le décès de Gabo», ont écrit les Farc en espagnol et en anglais sur leur compte Twitter.

De grands noms de la littérature latino-américaine ont également rendu hommage au prix Nobel colombien.

L'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, autre prix Nobel latino-américain a assuré que «ses romans vont lui survivre et continuer de gagner des lecteurs partout».

L'écrivain brésilien à succès Paulo Coelho considère que Garcia Marquez «a brisé le mur entre la réalité et la fantaisie, ouvrant la voie à toute une génération d'écrivains sud-américains».

La romancière chilienne Isabel Allende a dit à l'AFP que García Márquez «fut la voix qui a raconté au monde qui nous sommes et a nous a montré à nous Latino-américains qui nous sommes dans le miroir de ses pages». «La seule consolation est que son oeuvre est immortelle».

Des artistes, comme la pop star colombienne Shakira, ont exprimé leur émotion. «Ta vie, cher Gabo, nous nous en souviendrons comme d'un cadeau unique et inimitable».

Pour le chanteur colombien Juanes «le plus grand de tous est parti, mais sa légende immortelle reste».




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    Photo Bjorn Elgstrand, AP

    En 1982, date de la consécration, il obtient le prix Nobel de littérature. La célèbre académie salue une oeuvre «où s'allient le fantastique et le réel dans la complexité riche d'un univers poétique reflétant la vie et les conflits d'un continent».

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    Gabriel García Márquez le 6 mars dernier à l'occasion de son 87e anniversaire. (Photo EDGARD GARRIDO, AFP)

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