Pour le lancement du livre du doyen de La Presse, Claude Gingras, il y avait foule à la librairie Gallimard. Le critique musical de 82 ans a pleuré en voyant «toutes ces personnes de qualité» qui s'étaient déplacées pour se procurer Notes, dans lequel il raconte, à sa manière, l'histoire de la musique classique du Québec

Véronique Lauzon LA PRESSE

Alain Lefèvre

Le critique musical n'a pas toujours été tendre envers le pianiste et compositeur Alain Lefèvre: «Si les gens pensent que je n'ai eu que de bonnes critiques, ils n'ont qu'à faire une petite recherche et ils vont voir que j'ai goûté à la médication de Claude. Mais ça, ce n'est pas important. Ce qui est important, c'est tout ce qu'il a fait. Il a toute mon admiration et mon affection.»

Claude Gingras

Lorsqu'il a pris le micro pour remercier les personnes présentes au lancement, Claude Gingras a confié en versant quelques larmes: «Je suis estomaqué. Je suis tellement ému! Je n'en reviens pas de voir tous ces gens qui ont pris le temps de venir.»

Jean-Pierre Coallier

L'animateur de Radio-Classique Jean-Pierre Coallier a aussi été l'objet de critiques négatives de la part de Claude Gingras. S'il participait à un bien cuit pour le critique musical, il dirait en riant: «Aider les autres, c'est la plus grande vertu. Nuire aux autres, c'est le plus grand péché. Je pense que monsieur Gingras est à mi-chemin entre les deux.»

Gérard Poirier

Depuis quelques années, Gérard Poirier échange régulièrement avec Claude Gingras au square Saint-Louis: «C'est un garçon d'une culture immense. J'aime bien l'entendre parler, j'aime l'entendre se révolter contre des tonnes de choses qui existent dans la société.»