Jane Austen en parlait comme de son «enfant chéri», il a fait l'objet de moult adaptations et reste l'un des livres les plus lus en Grande-Bretagne: Pride and Prejudice (Orgueils et préjugés) célèbre cette semaine 200 ans d'un incroyable succès.

Publié le 28 janv. 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

On estime à près de 50 000 le nombre de copies de cet ouvrage vendues chaque année au Royaume-Uni, sans compter les téléchargements gratuits sur les tablettes de cette oeuvre désormais libre de tout droit d'auteur.

Un sondage réalisé en 2003 par la BBC le désignait comme le roman le plus apprécié des Britanniques après Le seigneur des anneaux.

Publiée pour la première fois à la fin du mois de janvier 1813, l'histoire de la passion de Darcy, orgeuilleux aristocrate britannique qui s'éprend de la jeune Elizabeth en dépit de leur différence sociale, «reste l'un des romans les plus appréciés de la littérature anglaise de tous les temps», confirme Janett Todd, professeur à Cambridge, qui organise une conférence en juin sur le sujet.

Cette popularité se reflète dans les nombreux livres et adaptations à l'écran qu'il a inspirés, à commencer par celle où joua Laurence Olivier en 1940.

La BBC en a fait deux versions télévisées, mais c'est sans doute celle réalisée en 1995 avec l'acteur Colin Firth qui a le plus marqué les esprits, lui assurant un vrai succès populaire.

Six ans plus tard, l'histoire est revisitée dans la comédie à succès Le journal de Bridget Jones, toujours avec Colin Firth et librement inspirée de Jane Austen.

En 2004, une version Bollywood est portée à l'écran avec Bride and Prejudice. Un an plus tard, Matthew McFadyen et Keira Knightley reprennent les rôles de Darcy et d'Elizabeth, ce qui vaudra à l'actrice une nomination aux Golden Globe.

En 2009, sort une version parodique du roman intitulée Pride and Prejudice and zombies (Orgueils, préjugés et zombies). Une version internet «modernisée» a aussi vu le jour sous le titre de The Lizzy Bennet Diaries.

Pride an Prejudice «peut être lu à plusieurs niveaux», a souligné Marilyn Joice, membre de la Société Jane Austeen au Royaume-Uni, interrogée sur la BBC sur ce succès.

«Vous pouvez le lire comme une version romantique de Cendrillon, une comédie, ou comme une critique sociale des problèmes rencontrés par les femmes appartenant à la même classe que Jane Austen. C'est écrit de manière parfois mordante, souvent avec une ironie très subtile et vous n'avez pas besoin d'être un universitaire pour en retirer quelque chose».