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La mafia irlandaise de Montréal : des bandits «romantiques»

D'Arcy O'Connor... (Photo: André Pichette, La Presse)

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D'Arcy O'Connor

Photo: André Pichette, La Presse

D'Arcy O'Connor, journaliste et enseignant au collège Dawson, publie aux Éditions La Presse la version française de son ouvrage La mafia irlandaise de Montréal, l'histoire du tristement célèbre Gang de l'Ouest, écrit avec sa fille Miranda.

Q : Pourquoi un livre sur la pègre irlando-montréalaise?

R : Mon éditeur avait publié plusieurs livres sur les Hells Angels, la guerre des motards, la mafia italienne. Il m'a approché il y a plusieurs années car il trouvait que le Gang de l'Ouest (nom donné à la pègre irlandaise à Montréal) ne recevait pas assez d'attention. Il m'a demandé d'écrire sur eux, peut-être parce que je suis irlandais aussi et que j'ai rencontré certains d'entre eux quand j'enseignais aux détenus anglophone du pénitencier Leclerc.

Q : Votre livre met en scène plusieurs criminels francophones associés à ceux de souche irlandaise. À quel point le Gang de l'Ouest est-il vraiment un groupe irlandais?

R : Ces gens collaboraient souvent. Il y avait un bon nombre de non-Irlandais là-dedans. J'imagine qu'ils étaient utiles, avec leurs contacts à l'est du boulevard Saint-Laurent. Mais le noyau était composé d'Irlandais qui ont grandi ensemble à Pointe-Saint-Charles ou Griffintown.

Q : Avaient-il des liens avec les États-Unis ou l'Irlande?

R : Ils avaient des liens forts avec Boston. Certains d'entre eux sont allés commettre des braquages là-bas. Et ils avaient certains liens avec l'Armée républicaine irlandaise (IRA), mais moins que les gens à Boston. Dunie Ryan est célèbre pour avoir dit que si la mafia italienne de Montréal s'en prenait à sa bande, il aurait l'IRA de son côté dans la guerre.

Q : Qu'est-ce qui distingue la pègre irlandaise des autres groupes criminels?

R : Ils n'étaient pas aussi violents que les motards ou la mafia italienne, qui se faisaient la guerre entre eux. Leur spécialité était les braquages de banques et de fourgons blindés, le perçage de coffres-forts. Certains d'entre eux voyaient ça comme un crime sans victime, car les banques ont le moyen de payer. Ils préféraient ça à vendre de la drogue aux enfants. Jusqu'à ce qu'ils comprennent que les profits sont dans le commerce de drogue.

Q : Dans votre livre, certains membres du gang ressemblent à des personnages romantiques. Étaient-ils idolâtrés dans certains milieux?

R : Certainement, et c'est encore vrai. Si vous allez à Pointe-Saint-Charles et que vous parlez des McAllister ou des Matticks, vous allez le réaliser. Matticks offrait des dindes en cadeaux aux mères de familles monoparentales à l'Action de grâce et à Noël! Un peu comme la mafia italienne à Saint-Léonard, ils faisaient leurs relations publiques.




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