Publié dans la collection «Thrillers» du Seuil, Le Vampyre de New York, de Charlie Huston, risque de surprendre les amateurs de polars purs et durs puisque le personnage principal et narrateur de l'histoire est un Vampyre.

Norbert Sphener, collaboration spéciale LA PRESSE

Joe Pitt est détective privé à New York, où des milliers de gens ont été infectés par un étrange Vyrus d'origine inconnue qui les a transformés en morts-vivants. En espérant un jour être «reconnus» par l'humanité normale, les Vampyres forment des clans rivaux qui règnent sur Manhattan. Jaloux de son indépendance, Joe est un franc-tireur qui loue ses services au plus offrant. Il est embauché par une riche famille dont la fille adolescente a fugué. Mais son enquête connaît des ratés: un porteur de germes létaux est en train de transformer les gens du quartier en zombis mangeurs de cervelles. Le clan local exige de Pitt qu'il mette fin aux agissements du monstre, qui risque de révéler leur existence. La traque ne sera pas de tout repos, surtout que quelqu'un de très malintentionné lui a subtilisé sa réserve de sang. Le voilà obligé de chasser (ce dont il a horreur) tout en menant à bien sa double mission.

 

Dans ce roman débridé, à l'humour noir subtil, Charlie Huston mélange allègrement les genres, soit ceux du roman noir (dans la tradition classique des durs à cuire de Chandler et Hammett), du gothique et du fantastique, dont il manie les codes avec aisance et efficacité. Ce polar gothique est le premier d'une série. À suivre...

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Le Vampyre de New York

Charlie Huston 

Seuil, 300 pages, 39,95$

***1/2