On braque peut-être peu souvent les projecteurs sur les romans pour jeunes adultes, mais ce titre d’un auteur de Toronto – traduit pour la première fois en français – a assurément retenu notre attention.

Le livre s’ouvre sur une scène pour le moins troublante : Candace a 5 ans et sa mère l’abandonne dans un petit appartement où elle restera seule pendant deux jours avant que quelqu’un vienne la chercher. Très vite, elle est adoptée par un couple aimant qui lui offre une vie de rêve, partagée avec sa meilleure amie, Ever, et le frère de celle-ci. Puis, à 17 ans, tout change lorsque des évènements viennent bouleverser leurs vies.

Aux prises avec leurs blessures et leurs traumatismes, les trois adolescents vont créer un groupe de soutien avec leurs amis pour pouvoir parler de tout ce qui les ronge, en guise de thérapie.

Raconté à trois voix, ce roman sur la sororité et la famille – celle qu’on a comme celle qu’on se construit – réfléchit également à la notion de pardon et de rédemption, mais tout en douceur, sans chercher à faire la morale ni à tirer de leçons des épreuves.

Un livre comme on aime les lire à cet âge-là, pour se sentir un peu moins seul dans les moments difficiles.

Nos cris

Nos cris

Boréal

280 pages

7/10