Au milieu d’un hiver glacial empreint de fatigue pandémique et de division sociale, arrive Un peu tout croche, une « novella » romantique d’à peine 80 pages qui a l’effet doux d’une bonne vieille étreinte après deux ans de distanciation physique.

Publié le 19 février
Valérie Simard
Valérie Simard La Presse

Premier roman de Mélina Proulx, une plume drôle et imagée qui se révèle au grand jour à l’âge de 22 ans, Un peu tout croche raconte une histoire d’amour (oui, une autre !) empreinte d’une candeur bien dosée et ancrée dans son époque (relation sans étiquette, tentative d’amour libre, kombucha dans des pots Mason). Or, ce n’est pas en ligne que la narratrice se rend pour forcer la rencontre avec son « poète », mais au café du coin, livre de Nelly Arcan et tasse de café maison à la main (« C’est pas que j’étais cheap, mais c’était pas la journée pour payer cinq piasses pour un café que j’allais boire à moitié en me disant que celui que j’avais chez nous était meilleur »).

Ils apprendront qu’ils sont voisins et, à coups de vins de dépanneur, de sorties au musée et de nuits, enlacés, commenceront à tisser les toiles d’une relation un peu tout croche entre deux êtres « pas faits pour être en couple », mais « faits pour être ensemble ».

Voilà un récit court et léger, certes, qui s’engloutit le temps d’un café, mais dont la candeur bien dosée se laisse savourer comme un petit verre de rosé.

Un peu tout croche

Un peu tout croche

Québec Amérique

80 pages