Ça ne va vraiment pas bien dans la vie de Léonard, un adolescent qui souffre d’un retard intellectuel et qui se fait intimider sans relâche à l’école. Il n’a qu’un espoir, aller retrouver son frère aîné à Glen Affric, en Écosse.

Publié le 5 février
Marie Tison
Marie Tison La Presse

Mais voilà, au fil des pages, la situation ne s’améliore pas. Léonard n’en finit pas de sombrer dans la misère humaine, comme chacun des autres membres de sa famille. Il y a beaucoup d’amour entre eux, mais l’atmosphère demeure lourde, désespérante.

Glen Affric est un thriller psychologique qui dépeint cette descente aux enfers tout en cherchant, en filigrane, à résoudre un double meurtre commis il y a 16 ans. Mais le suspense, ici, c’est surtout de savoir si les choses vont finir par s’améliorer ou si ça va être la petite misère jusqu’à la fin.

L’auteure française Karine Giebel ne fait pas dans la demi-mesure. Quand ça va mal, ça va mal. On peut admirer cette volonté de montrer sans complaisance la cruauté humaine. On peut apprécier cette peinture grinçante d’un milieu villageois mesquin. On peut aimer ce portrait de personnages qui résistent tant bien que mal au désespoir en s’entraidant. On peut aussi considérer qu’en temps de pandémie, on a besoin de quelque chose qui soit un peu moins démoralisant.

Glen Affric

Glen Affric

Éditions Plon

768 pages

½