Deux fois par mois, une personnalité publique nous confie quelles sont ses lectures du moment. Cette semaine, l’auteure et comédienne Francine Ruel, qui vient de faire paraître le roman Le promeneur de chèvres chez Libre Expression.

Laila Maalouf
Laila Maalouf La Presse

Rien dans le ciel

Rien dans le ciel

Rien dans le ciel

Boréal

« Ah, quel bonheur ! On n’est pas obligés de les lire toutes d’un coup, ces nouvelles. J’avais adoré Le feu de mon père, puis Le désarroi du matelot. J’ai adoré cet auteur-là, que j’ai rencontré aux Correspondances d’Eastman ; j’avais à l’interviewer et j’ai fait une découverte formidable avec lui. J’aime les auteurs qui abordent toutes sortes de formes d’écriture. Lui, il fait des romans, des nouvelles, des récits, de la poésie. Ce qui touche chez lui, ce sont des observations uniques et un souci du détail, puis des personnages hors du commun. »

La reconstruction du paradis

La reconstruction du paradis

La reconstruction du paradis

Boréal

« C’est un livre qui vient me chercher. Je suis une amoureuse des maisons. Et de lire sur ce sujet... J’aime beaucoup Robert Lalonde, j’ai à peu près tout lu de lui et là, sa maison est partie en fumée du jour au lendemain. [...] Il dit qu’il a écrit ce livre pour réaliser ce qui lui arrivait dans un premier temps, mais ce qui est formidable, c’est qu’il nous amène à réfléchir à une métamorphose. Comme si faire quelque chose de l’épreuve du feu, c’est presque comme une cure de rajeunissement. Il a de belles réflexions. C’est un très beau livre à lire lentement, parce que même si on assiste à un drame, ce n’est jamais larmoyant, jamais triste. »

Le soleil des Scorta

Le soleil des Scorta

Le soleil des Scorta

Actes Sud

« C’est mon livre de chevet des dernières années, que j’ai relu encore plus dernièrement. D’abord parce que ç’a été une découverte, il y a plusieurs années. C’est un roman solaire, grave et lumineux ; en même temps, c’est profondément humain, c’est lourd de secrets, mais il y a un jour, j’ai éclaté en sanglots à la fin d’un chapitre. Ça m’avait touchée énormément. [...] Les images sont foudroyantes. J’ai envie de dire que ça sent l’huile d’olive, le soleil qui brûle, la sueur... C’est ce livre qui m’a permis d’écrire mon roman Le promeneur de chèvres parce que je l’avais trouvé tellement formidable. »