Alors que Kukum, de Michel Jean, a dépassé les 65 000 exemplaires vendus depuis sa sortie en 2019, une réédition de son roman Elle et moi, qui avait été publié à l’origine en 2012, a été lancée mercredi sous le titre de Atuk.

Josée Lapointe Josée Lapointe
La Presse

« C’est mon éditrice qui me l’a proposé, nous a confié l’auteur et journaliste au téléphone. Je n’étais pas certain au début parce que c’est un roman très personnel, le premier dans lequel j’aborde la question autochtone. Mais comme en 2012 il était passé pas mal inaperçu, je trouvais que ça avait du sens de lui donner une deuxième vie. »

Il en a profité pour faire quelques ajustements en termes d’écriture, mais ça reste le même roman avec la même structure qui entremêle deux voix : la sienne (Lui) et celle de sa grand-mère Jeannette (Elle), fille d’Almanda et Thomas Siméon, qu’on a connus dans Kukum.

« Atuk, c’est le nom de famille Siméon en innu », explique Michel Jean, qui croit que le public est plus disponible qu’il y a neuf ans pour lire sur les autochtones, et espère que les gens auront envie de continuer à découvrir sa famille. « On retrouve la même ambiance que dans Kukum mais ça ne se répète pas. »