Les hommes n’ont pas souvent le beau rôle dans les récents romans de Camilla Läckberg. Celle qu’on a baptisée « la reine du polar scandinave » poursuit dans sa veine féministe avec le second roman d’un diptyque qui met en vedette le personnage de Faye, une femme d’affaires prospère qu’on avait quittée en pleine tragédie à la fin du roman précédent, Cage dorée (on n’en dira pas plus pour ne rien divulgâcher).

Nathalie Collard Nathalie Collard
La Presse

Faye a pris une décision difficile pour protéger des gens qu’elle aime, mais cette décision la place dans une position très vulnérable. Sur ses gardes, elle se laisse toutefois séduire par un homme absolument craquant avec qui elle vivra plusieurs nuits torrides. Mais vous connaissez le dicton : quand c’est trop beau pour être vrai, c’est parce que c’est trop beau pour être vrai…

Faye ne baissera pas sa garde longtemps. Avec des femmes de son entourage, elle élaborera un plan machiavélique pour se sortir du pétrin.

Läckberg poursuit donc sur les mêmes thèmes : des femmes victimes de la brutalité et de la méchanceté des hommes se révèlent fortes, résilientes et solidaires. Elles unissent leurs forces pour se venger et se défendre.

On s’entend, Des ailes d’argent n’est pas un grand roman : l’histoire est de facture plutôt classique et c’est saupoudré de quelques clichés. Par contre, l’auteure nous réserve suffisamment de surprises pour qu’on ait envie de connaître la fin. C’est le genre de roman qui occupe parfaitement une journée grise de pandémie, mais qu’on risque d’oublier le lendemain. Un bon divertissement, quoi !

★★★

Des ailes d’argent
Camilla Läckberg
Traduit du suédois par Rémi Cassaigne
Actes noirs (Actes Sud)