La Seconde Guerre mondiale, c’est autour de 62 millions de morts. Et des centaines de millions, voire des milliards de désirs de vivre. C’est ce qu’ont en commun les personnages de cet ouvrage d’Alain Stanké : un formidable désir de vivre et, bien souvent, d’aider l’autre à vivre. Encore aujourd’hui, ce n’est pas banal !

André Duchesne André Duchesne
La Presse

Ici, un amour retrouvé 75 ans après le débarquement de Normandie. Là, un Canadien qui a sauvé les arbres de Paris. Plus loin, une amitié de 40 ans entre un lieutenant de vaisseau québécois et le capitaine d’un sous-marin allemand, le navire du premier ayant coulé celui du second dont l’équipage a été rescapé. Ou encore, une fausse infirmière qui, dans la Pologne occupée par les nazis, réussit à sauver la vie de quelque 2500 enfants. Et que dire de ce soldat allemand devenu archevêque après un séjour, comme occupant, chez les Bénédictines !

Des histoires gentilles, bénignes, qui font sourire et qui font du bien sont ici regroupées. Racontées sur un ton très décontracté, comme si l’auteur s’adressait à un vieil ami, les histoires courtes sont moins intéressantes que les plus longues, mieux documentées. Pour les regrouper, M. Stanké a plusieurs fois puisé dans le matériel de ses documentaires.

Les belles histoires d’une sale guerre
Alain Stanké
Hugo Doc
256 pages
Trois étoiles