Actualités, nouveautés, rencontres d’auteurs, entrevues… Notre journaliste vous informe de ce qui se passe dans le monde des livres.

Nathalie Collard Nathalie Collard
La Presse

Antiracisme à la une

Mercredi dernier, le quotidien britannique The Guardian a souligné que plusieurs livres portant sur le racisme s’étaient hissés en tête des succès de vente en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Des titres comme Why I’m No Longer Talking to White People about Race, de la Britannique Reni Eddo-Lodge, qui est en rupture de stock sur le site d’Amazon UK. Aux États-Unis, White Fragility : Why It’s So Hard for White People to Talk About Racism, de Robin DiAngelo, cartonne en tête des ventes sur le site d’Amazon US et il est, lui aussi, en rupture de stock. Vérification faite jeudi dernier sur quelques sites canadiens, il y a effectivement un certain intérêt pour des titres qui abordent les thèmes du racisme et de l’antiracisme, mais c’est plus modeste. Sur le site d’Indigo, par exemple, le livre NoirEs sous surveillance, de Robyn Maynard, fait partie de la liste des titres les plus recherchés. Sur le site d’Amazon CA, deux livres pour enfants – It’s OK to be Different : A Children’s Book About Diversity and Kindness et Anti-Racist Baby sont au nombre des livres qui se vendent le mieux. Chez les adultes, on retrouve, comme aux États-Unis, l’essai de Robin DiAngelo. Par contre, aucune trace de cet intérêt sur les principaux sites francophones québécois comme Renaud-Bray, Archambault ou Les libraires.

Rappelons que Reni Eddo-Lodge était l’invitée du festival littéraire Metropolis Bleu l’an dernier.

On peut relire l’entrevue que La Presse avait réalisée avec l’autrice ici :

> Relisez l’entrevue que La Presse avait réalisé avec l’autrice

Sorties de la semaine : un 43e livre pour Gilles Archambault

PHOTO FOURNIE PAR BORÉAL

Gilles Archambault

Il y a des choses qui ne changent pas… les lilas au printemps, la neige en hiver et… un nouveau livre de Gilles Archambault chaque année, ou presque.

Ce récit met en scène un vieil homme (lui) en voyage à Saint-Malo, destination prisée par sa défunte femme. Le narrateur n’est plus très jeune, mais il n’a pas perdu son envie d’écrire. Alors qu’il s’apprête à se lancer dans l’écriture d’une fiction, son esprit divague et plonge dans ses souvenirs. « Il faut dire que mes livres, romans ou nouvelles, ne reposent pas sur une intrigue. La plupart du temps, le seul personnage de l’affaire, c’est moi », écrit Archambault dans ce texte en forme de bilan. La plume est élégante, la nostalgie coule à flots, et Archambault tient toujours cette distance amusée qui l’empêche de verser dans la complaisance. C’est ce qui a fait sa marque au fil des ans.

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Sourire en coin ou les ruses de l’autodérision, de Gilles Archambault, chez Boréal, 128 pages

Sourire en coin ou les ruses de l’autodérision, Gilles Archambault, Boréal, 128 pages

Chomsky chez Lux

En 2018, le linguiste et philosophe Noam Chomsky a participé à une série d’entretiens avec le journaliste allemand Emran Feroz. Ce n’est pas un hasard si la rencontre a eu lieu à l’Université d’Arizona, à Tucson. Nous sommes en territoire mexicain conquis par les États-Unis, sur un campus où l’on trouve une forte présence autochtone. Durant leurs échanges, les deux hommes abordent les grandes questions de l’heure : crise migratoire, bien sûr, mais aussi réchauffement climatique, ainsi que la présidence de Donald Trump. Le professeur du MIT, qui a de nombreux essais à son actif, parle aussi d’éducation et de la responsabilité des intellectuels, deux de ses dadas. Les fans de Chomsky, que d’aucuns considèrent comme le plus grand intellectuel vivant, se régaleront.

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La lutte ou la chute !, de Noam Chomsky et d’Emran Feroz, chez Lux éditeur. Traduit de l’allemand par Vincent Platini et Aline Wieders-Loheac, 128 pages

La lutte ou la chute, Noam Chomsky, Emran Feroz, Lux éditeur. Traduit de l’allemand par Vincent Platini et Aline Wieders-Loheac, 128 pages

Romance LGBTQ

En janvier dernier, la célèbre maison d’édition Harlequin a annoncé la création d’une nouvelle collection – Carina Adores – qui se consacrerait exclusivement aux histoires d’amour mettant en vedette des personnages issus de la communauté LGBTQ. Les deux premiers titres de cette collection ont été lancés il y a quelques jours : The Girl Next Door, par Chelsea M. Cameron, raconte un amour de vacances entre deux jeunes femmes dans un petit village du Maine. Dans le second titre, The Hideaway Inn, par Philip William Stover, l’intrigue tourne autour des retrouvailles entre un riche financier de New York, de retour dans son village natal, et le garçon qui faisait battre son cœur à l’école secondaire. Comme on peut le constater, si Harlequin innove peut-être en proposant des livres destinés à la communauté LGBTQ, elle n’a pas changé sa formule gagnante d’histoires hyper-romantiques à l’eau de rose. On annonce la sortie d’un nouveau titre par mois.

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The Hideaway Inn, de Philip William Stover, chez Harlequin

Pas de salon de livre à Rimouski l’automne prochain

Après Sept-Îles, Bonaventure et Shippagan, c’est au tour de Rimouski d’annuler la tenue de son salon du livre 2020. L’interdiction de rassemblements à la suite de la pandémie de COVID-19 rend impossible la tenue d’un tel évènement. On donne donc rendez-vous aux visiteurs l’an prochain, soit du 4 au 7 novembre 2021, au Centre des congrès de l’Hôtel Rimouski.