Dans son premier roman, l’Américain James McLaughlin tisse habilement une histoire de fuite, de poursuite et de vengeance. Mais ce qui démarque ce récit des autres thrillers, c’est avant tout son décor : la forêt sauvage des Appalaches, quelque part dans la Virginie profonde.

Marie Tison Marie Tison
La Presse

Le biologiste Rice Moore obtient le poste de gardien d’une réserve privée dans le but de se cacher d’un cartel mexicain de la drogue qu’il a indisposé. Il tombe toutefois sur l’œuvre de braconniers, des carcasses d’ours qu’on a tués pour leur vésicule biliaire, un organe destiné au marché asiatique. Rice ne peut s’empêcher d’enquêter, au risque d’attirer l’attention sur sa présence.

Au-delà de l’intrigue, le roman offre une réflexion sur la nature et illustre le conflit entre les habitants locaux, qui chassent dans ces contrées depuis des générations, et des familles fortunées qui se lancent dans la préservation de milieux naturels.

Quant au personnage de Rice Moore, il est complexe à souhait, ce qu’illustre un épisode hallucinant de retour à la nature.