Le quatrième recueil de François Godin est inspiré d’un périple au Chili. Ces poèmes amoureux à plus d’un titre redisent toute la tendresse de cet écrivain admiratif et respectueux de la vie et du monde qui l’entourent.

Mario Cloutier
Mario Cloutier La Presse

Les courts poèmes ressemblent à de petites histoires, celles d’un homme se sentant bien humble, de naïveté et de nordicité, devant un paysage du Sud écrasant, balayé par le vent.

Là où « regarder ne suffit plus », il avoue ressentir comme une dette envers les éléments. Avec un vocabulaire luxuriant, le poète s’imprègne des lieux pour mieux sentir le tissu de la géographie : Valparaiso et son trafic d’anges, Santiago et ses plaies, le désert d’Atacama et son minimalisme.

Peu importe où l’on va, que l’on rencontre des « femmes au fard d’or » ou que l’on atteigne la Terre de Feu, un voyage se fait toujours vers soi. François Godin le dit si bien : « ce qui mène nulle part m’apaise ».

François Godin lira ses poèmes dans le cadre du Mois de la poésie qui se déroule jusqu’au 30 mars à Québec. 

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★★★½

Lignes d’effondrement, François Grondin, le lézard amoureux, 92 pages