Jean-Jacques Pelletier a construit une fois de plus une intrigue touffue et étoffée avec ce pavé ambitieux, tissé à partir d’un enchevêtrement de meurtres ingénieusement planifiés et mis en scène.

Laila Maalouf Laila Maalouf
La Presse

Lorsque des morts sont retrouvés dans un logement qui ressemble à un foyer clandestin pour personnes âgées, il s’avère que la plupart des victimes sont reliées au crime organisé.

L’inspecteur Henri Dufaux, dont il s’agit de la troisième enquête, croit alors avoir affaire à un tueur en série aux motivations écologiques, qui a orchestré des « meurtres pédagogiques »… Pendant ce temps, quelqu’un cherche à l’éliminer alors qu’il est suivi à la trace par un journaliste pour un article d’envergure.

Et par-dessus le marché, le premier ministre du Québec en personne est victime de chantage. Toujours très actuel dans ses romans, l’auteur de Dix petits hommes blancs et de Machine God navigue dans l’univers des médias, de la politique et des réseaux sociaux, tout en étant en phase avec les préoccupations de notre époque.

★★★½

On tue…, de Jean-Jacques Pelletier. Alire. 640 pages.