La grande Toni Morrison, Prix Nobel de littérature 1993, n’était pas qu’une immense romancière. Elle était aussi une redoutable essayiste qui aimait réfléchir aux enjeux de la société américaine : racisme, inégalités, stigmates de l’esclavage, accès à l’éducation, stéréotypes raciaux…

Nathalie Collard Nathalie Collard
La Presse

Dans ce recueil de textes publié quelques mois avant sa mort, en août dernier, on peut lire des textes écrits entre les années 80 et la fin des années 2000.

Pas surprenant que Barack Obama lui ait voué une admiration sans bornes : elle partageait avec l’ancien président des États-Unis une élégance de l’esprit et un optimisme inébranlable face aux défis que l’Amérique doit relever.

Elle savait nommer les inégalités dont les Afro-Américains sont victimes. Ses textes montrent une femme lucide, pleine d’empathie, mais jamais complaisante. Un recueil stimulant et éclairant.

★★★½

La source de l’amour-propre, de Toni Morrison, Christian Bourgois éditeur, 432 pages.