Celle à qui l’on doit le compte Instagram Amours solitaires, duquel a été tiré un premier livre homonyme, revient ici en force avec un deuxième tome (une suite, en quelque sorte) tout aussi lyrique et romantique, à vous tirer une larme (ou deux).

Silvia Galipeau Silvia Galipeau
La Presse

Parce que l’auteur, le héros, ce pourrait être vous, ce pourrait être nous. C’est nous. Morgane Ortin, souvenez-vous, est cette jeune Française amoureuse de l’amour, et surtout des mots d’amour, qui a lancé, il y a deux ans, un compte Instagram pour immortaliser ses échanges amoureux : Amours solitaires.

Le succès a été immédiat, et les lecteurs/amateurs se sont rapidement mis à lui envoyer leurs propres textos d’amour à leur tour. Ce sont ces derniers qui ont servi de matière première à son premier roman, un ouvrage tout à fait inédit, se lisant comme une suite d’échanges de textos, donc, avec ceci de particulier, vous l’aurez compris, qu’il s’agit de vrais de vrais textos, écrits par de vrais amoureux, des cœurs tantôt enflammés, tantôt brisés. Vous, nous, quoi.

Le deuxième tome (Une petite éternité) poursuit « l’intrigue », si l’on veut, du premier, mais pourrait très bien se lire tout seul. Deux ex-amoureux qui se sont aimés follement se retrouvent. Se quittent à nouveau, se déchirent et se reconstruisent. Tout cela à travers une série d’échanges textos, donc.

Malgré certaines longueurs, et plusieurs allers-retours (comme en amour, finalement !), ça se tient et ça se lit très bien, au point où l’on a parfois du mal à croire à l’exercice. Mais finalement, mieux vaut jouer le jeu. Car cela donne un côté d’autant plus touchant (souvent déchirant) au récit, démontrant, une fois de plus, à quel point les intrigues amoureuses sont à la fois uniques et universelles…

★★★

Amours solitaires, de Morgane Ortin. Une petite éternité, Albin Michel, 250 pages.