Deux ouvrages réunissant des correspondances entre des monuments qui ont tous marqué, à leur façon, l’histoire du Québec ont atterri sur les tablettes des librairies récemment.

Iris Gagnon-Paradis Iris Gagnon-Paradis
La Presse

Après la publication remarquée, l’an dernier, des Lettres biologiques du frère Marie-Victorin, Boréal a publié la semaine dernière les lettres de sa confidente, Marcelle Gauvreau, une des premières femmes à faire carrière en science au Québec.

Lettres au frère Marie-Victorin donne ainsi accès à l’autre côté du miroir de ces correspondances qui s’intéressent à la sexualité et aux relations humaines, tout en révélant une relation exceptionnelle entre deux personnes qui devaient composer avec les tabous de leur époque.

Dix ans après la publication de La renarde et le mal peigné, donnant accès aux échanges épistolaires entre Pauline Julien et Gérald Godin, Leméac a lancé hier Ton métier, le mien, le Québec, qui rassemble 75 nouvelles lettres.

IMAGE FOURNIE PAR LEMÉAC

Ton métier, le mien, le Québec, de Pauline Julien et Gérald Godin

Ces fragments de correspondance amoureuse et politique entre les deux artistes brûlant d’amour l’un pour l’autre donnent à lire un destin inextricablement lié à celui du Québec, sur une période s’étendant de la Révolution tranquille au début des années 90.

Lettres au frère Marie-Victorin – Correspondance sur la sexualité humaine. Marcelle Gauvreau. Boréal. 284 pages.

Ton métier, le mien, le Québec — Fragments de correspondance amoureuse et politique (1962-1993). Pauline Julien et Gérald Godin. Leméac. 152 pages.