Quel beau texte que cette lettre d’une mère, condamnée par la maladie, à sa fille. Ariane, la narratrice, souhaite déconstruire son image, dire les choses, afin qu’Elyria, à l’aube de l’adolescence, ne soit pas écrasée par l’image sublimée d’une maman partie trop tôt, donc figée et inattaquable.

Nathalie Collard Nathalie Collard
La Presse

Dans ce bref texte, Nancy Huston aborde les thèmes qui lui sont chers, entre autres la relation entre le corps (maternité, féminité) et l’esprit (l’écriture, la création).

Ariane met en garde son enfant — et toutes les jeunes femmes par le fait même — contre le sexisme et la misogynie, contre la violence des hommes, contre l’oubli de soi.

De la douleur de l’accouchement à la terreur provoquée par la maladie, cette lettre explore un long continuum de souffrance et de remise en question, d’extase, de passion et de déceptions.

Un texte émouvant qui sera mis en lecture par Jennifer Alleyn avec, dans le rôle de la narratrice, l’actrice Pascale Bussières, à l’occasion du Festival international de la littérature, le 21 septembre prochain.

★★★
Rien d’autre que cette félicité. Nancy Huston. Leméac.