Les maladies mentales et leurs mécanismes insondables sont délicatement mis en lumière dans Bannie du royaume, un premier roman troublant, empreint de mystère, mais aussi de douceur et de poésie, signé Valérie Roch-Lefebvre.

Iris Gagnon-Paradis Iris Gagnon-Paradis
La Presse

Au fil d’un récit évanescent, dans une langue imagée recherchée, l’autrice fait défiler trois générations d’une famille qui tente de s’accrocher à la réalité des choses, alors que celle-ci lui file à tout coup entre les doigts.

Les courts chapitres se lisent comme des instantanés fixant ces moments où la maladie se faufile et s’immisce dans les interstices de la vie quotidienne. La narratrice, dernière de la lignée, semble tenter de comprendre le mal qui l’immobilise en retraçant son chemin, de sa grand-mère jusqu’à elle.

Un ovni intrigant pour un premier livre, et une autrice qu’on suivra.

★★★½ Bannie du royaume. Valérie Roch-Lefebvre. La Mèche, 174 pages.