Très belle découverte, ce scénario de Frédéric Antoine (Biodôme, Jimmy Tornado) basé sur l’histoire de l’espion allemand Werner von Janowski, débarqué par un sous-marin de la Kriegsmarine (U-518) sur les côtes gaspésiennes en novembre 1942 pour enquêter sur la construction d’un nouveau bombardier.

Jean Siag Jean Siag
La Presse

Dès son arrivée dans un hôtel de New Carlisle, le lieutenant allemand éveillera les soupçons. Il faut dire que, depuis plusieurs mois, les sous-marins allemands (U-Boots) sillonnent le fleuve Saint-Laurent et coulent des navires de ravitaillement alliés qui partent des côtes terre-neuviennes pour l’Europe.

Cette année-là, 21 navires militaires ou marchands sont torpillés par les Allemands, qui espèrent d’ailleurs installer une base navale à Anticosti.

Il était mal renseigné (von Janowski devait prendre contact avec un sympathisant nazi québécois, Adrien Arcand… emprisonné deux ans plus tôt !), sa mission aurait été programmée pour échouer, mais pour quelle raison au juste ?

Un récit haletant inspiré d’un épisode de notre histoire peu connu, qui est d’ailleurs détaillé dans les sept dernières pages de l’album.

Le dessin réaliste de VoRo (La mare au diable) sert bien ce récit politique, avec des scènes d’action particulièrement bien réussies. On attend la suite.

★★★★ L’espion de trop. VoRo et Frédéric Antoine. Glénat. 57 pages.