Réunissant « 16 nouvelles indiscrètes »,le recueil Stalkeuses porte bien son nom. Tantôt amusantes ou malaisantes, tantôt étonnantes ou empreintes d’onirisme, parfois carrément terrifiantes, ces nouvelles font appel au voyeur qui sommeille en chacun de nous.

Iris Gagnon-Paradis Iris Gagnon-Paradis
La Presse

Qui, en effet, n’a jamais espionné en cachette un voisin ou fantasmé sur quelqu’un hors de sa portée ?

Écrites par 15 autrices (et un auteur) de la relève québécoise, les nouvelles mettent toutes en scène un personnage féminin aux prises avec une obsession particulière ; celle qui espionne les autres jusqu’à se dédoubler dans un jeu de miroirs trouble (Sitting and Smiling, Maude Veilleux), celle qui est attirée jusqu’à l’obsession par le « jet » de ces messieurs (Le jet, Fanie Demeule), la très « gore » Le goût n’a pas de langage (Ariane Gélinas), où la recherche d’un goût perdu se termine dans un bain de sang.

Souvent très bien tournées, présentant une variété de styles et de points de vue narratifs tout en cohabitant bien dans le même recueil, ces nouvelles offrent un panorama intéressant de nouvelles voix de notre littérature.

★★★½

Stalkeuses. Collectif d’auteurs, sous la direction de Fanie Demeule et Joyce Baker. Québec Amérique. 192 pages.