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Prix des libraires: un prix qui a du poids

Anaïs Barbeau-Lavalette... (Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

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Anaïs Barbeau-Lavalette

Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse

Le Prix des libraires a 25 ans. Les lauréats des dernières années nous disent en quoi ce prix a été déterminant dans leur parcours.

Anaïs Barbeau-Lavalette

La femme qui fuit (Marchand de feuilles)

Lauréate 2016

«Mon livre doit son envol en grande partie aux libraires qui en ont pris soin, l'ont recommandé. Je suis vraiment reconnaissante. Quand j'ai remporté le prix, j'étais dans la fébrilité et la fragilité de la sortie de mon livre. Ça soulevait plein de choses dans ma famille. Le soir de la cérémonie, tout le monde était là: ma mère, mon père, mon amoureux, mes enfants. J'étais tellement émue. J'ai remercié ma mère en lui disant: "Merci d'avoir choisi le bonheur." Elle est venue me rejoindre sur scène et m'a serrée dans ses bras. C'était la première fois qu'elle le faisait depuis la sortie du livre et c'était comme une absolution de sa part. Il y avait une telle charge émotive; je ne l'oublierai jamais.»

Simon Roy

Ma vie rouge Kubrick (Boréal)

Lauréat 2015

«Ce prix a donné un second souffle à mon livre qui était paru quelques mois auparavant. Il s'est retrouvé dans les listes de fin d'année et parmi les livres les plus vendus du palmarès Gaspard l'été suivant. Ce qui est bien aussi avec ce prix, c'est qu'il y a une longue mise en appétit. Dès l'automne, comme mon livre était sur la liste des finalistes, les libraires en parlaient. Je ressens encore l'impact du prix trois ans plus tard: je suis invité à participer à des collectifs, à aller parler aux étudiants dans les cégeps et les universités. Le prix a attiré l'attention sur un livre que les gens n'auraient peut-être pas lu. Ça donne confiance, c'est une petite tape dans le dos.»

L'auteur Samuel Archibald... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

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L'auteur Samuel Archibald

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Samuel Archibald

Arvida (Le Quartanier)

Lauréat 2012

«On dirait que le Prix des libraires fait de ton livre un classique contemporain. En tout cas, il consacre un livre qui a bien marché durant l'année et le remet sous les projecteurs avant la saison estivale qui est une grosse période de lecture. Il y a assurément un impact sur les ventes, mais aussi sur la vie de l'auteur. On devient "festivalisable", on est invité partout, au Québec, au Canada et dans le monde. Il y a même quelque chose de paradoxal, car on n'a plus le temps d'écrire, on reste dans la vie de ce livre-là. Enfin, il y a quelque chose de sain avec ce prix : tu ne peux pas le gagner deux fois.»

Catherine Mavrikakis

Le ciel de Bay City (Héliotrope)

Lauréate 2009

«C'est un prix qui m'a fait connaître du public. J'ajouterais que c'est un beau prix, car il est accordé par des libraires qui, ensuite, en parlent avec leur clientèle avec qui ils ont un lien de proximité. Je dirais donc que c'est un prix d'intimité. Ce prix a également un bon impact sur les ventes du livre, car le gagnant et les finalistes sont soutenus en librairie. Et comme il est toujours remis à ce temps-ci de l'année, ça permet au livre de retrouver un printemps. Personnellement, j'ai toujours eu une belle relation avec les libraires; j'aime parler de mon livre en librairie, animer des ateliers de création, etc. On développe une relation à long terme avec eux.»

Nadine Bismuth... (Photo Armand Trottier, archives La Presse) - image 3.0

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Nadine Bismuth

Photo Armand Trottier, archives La Presse

Nadine Bismuth

Les gens fidèles ne font pas les nouvelles (Boréal)

Lauréate 2000

«Le prix a relancé l'intérêt pour mon livre qui était paru en mai 1999 et qui avait bien marché au départ. À l'époque, Amazon et tout ce qu'on trouve sur l'internet n'existaient pas et le bouche à oreille comptait pour beaucoup dans la vie d'un livre. Le rôle des libraires dans la chaîne du livre était super important. Il l'est encore aujourd'hui. Ce sont les libraires qui donnent une visibilité aux livres. J'étais super jeune quand je l'ai remporté; je ne connaissais pas tous les enjeux autour de ce prix. J'avais 22 ans et j'étais nouvelle dans le milieu littéraire. Les activités et les aventures qu'il a suscitées m'ont inspirée pour mon roman suivant, Scrapbook, qui était une sorte de parodie du milieu littéraire.»

Michel Tremblay

Un ange cornu avec des ailes de tôle (Leméac)

Lauréat 1995

«Ce prix m'a fait plaisir, car il est choisi par des gens dont le métier est de parler de nous et de vendre nos livres. Ce sont des spécialistes. Je fréquente la même librairie depuis 30 ans, la Librairie du Square, et j'ai eu la même libraire, Françoise Careil, pendant 25 ans. J'essayais le plus possible de ne pas la tromper [rires]. J'aime les libraires qui ne sont pas des vendeurs de livres, des libraires qui conseillent, qui discutent, qui parlent avec nous. Quand j'entre dans une librairie, habituellement, je sais ce que je veux, je viens acheter un livre en particulier. Mais on peut me convaincre. Récemment, Éric [Simard] de la Librairie du Square m'a conseillé N'essuie jamais de larmes sans gants de Jonas Gardell. C'est le plus beau livre que j'ai lu au cours des dernières années.»

Et les finalistes sont...

Le Prix des libraires, c'est 24 finalistes dans six catégories, dont meilleur roman et meilleur essai québécois.

ROMAN QUÉBÉCOIS

La bête creuse, Christophe Bernard (Le Quartanier)

De bois debout, Jean-François Caron (La Peuplade)

Le jeu de la musique, Stéfanie Clermont (Le Quartanier)

Le palais de la fatigue, Michael Delisle (Boréal)

Noms fictifs, Olivier Sylvestre (Hamac)

ESSAI QUÉBÉCOIS

Le Québec n'existe pas, Maxime Blanchard (Varia)

Le principe du cumshot, Lili Boisvert (VLB)

Le piège de la liberté, Denys Delâge et Jean-Philippe Warren (Boréal)

À nous la ville!, Jonathan Durand Folco (Écosociété)

POÉSIE QUÉBÉCOISE

Ne faites pas honte à votre siècle, Daria Colonna (Poètes de brousse)

Là où fuit le monde en lumière, Rose Eliceiry (L'écrou)

Les adieux, René Lapierre (Les Herbes rouges)

911, Daniel Leblanc-Poirier (L'Hexagone)

BANDE DESSINÉE QUÉBÉCOISE

L'esprit du camp, tome 1, Michel Falardeau et Cab (Studio Lounak)

Betty Boob, Véro Cazot et Julie Rocheleau (Casterman)

Titan, François Vigneault (Pow Pow)

ROMAN HORS QUÉBEC

Nos richesses, Kaouther Adimi (Seuil)

Dans l'épaisseur de la chair, Jean-Marie Blas de Roblès (Zulma)

N'essuie jamais de larmes sans gants, Jonas Gardell (Gaïa)

Les fantômes du vieux pays, Nathan Hill (Gallimard)

Le séducteur, Jan Kjaerstad (Monsieur Toussaint Louverture)

BANDE DESSINÉE HORS QUÉBEC

La Terre des fils, Gipi (Futuropolis)

Une soeur, Bastien Vivès (Casterman)

Oublie mon nom, Zerocalcare (Cambourakis)




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