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Édition québécoise: un bilan mi-figue, mi-raisin

Le marché de l'édition québécoise reste fondamentalement bipolaire. La bonne... (Photo La Presse)

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Mario Cloutier

Le marché de l'édition québécoise reste fondamentalement bipolaire. La bonne nouvelle: les ventes de livres québécois à l'extérieur du Québec sont en hausse. La mauvaise: elles sont en baisse au Québec.

Sur le marché extérieur, les ventes de livres de l'industrie québécoise ont atteint près de 74 millions de dollars en 2007, soit près de 9 % de toutes les ventes de livres neufs des éditeurs et des distributeurs québécois. Il s'agit d'une augmentation des ventes de 7 millions de dollars ou encore de 10,7% par rapport à l'année précédente, selon les dernières statistiques de l'Observatoire de la culture et des communications. Cette hausse suit une tendance qui a débuté en 2002. Les exportations de livres québécois ont progressé en moyenne de 9,8 % depuis cette année-là.

La croissance du marché extérieur des éditeurs et distributeurs d'ici est donc plus rapide que celle des ventes au Québec. En comparaison, pour la même période, le marché intérieur est passé de 600 millions à 761 millions, soit une hausse de 4,8 %. En outre, le marché extérieur profite davantage aux éditeurs - qui s'accaparent les trois quarts du marché à l'étranger - qu'aux distributeurs de livres.

Mauvaises nouvelles

Ici s'arrêtent toutefois les bonnes nouvelles. Les librairies et coopératives québécoises vendent de plus en plus de livres provenant de l'étranger. L'apport des fournisseurs de l'extérieur du Québec a atteint près de 25 % en 2007, en hausse de 4,6 % par rapport à l'année précédente. En 2003, cette part de l'approvisionnement étranger n'était que de 17 %.

«Il semble bien que, contrairement à 2005 et à 2006, la forte croissance des ventes de livres au Québec en 2007 ait surtout profité aux éditeurs étrangers», indique d'ailleurs l'analyse de l'Institut de la statistique.

La vente de livres a augmenté de près de 9 % en 2007 sur le marché québécois. Malgré cela, la part de marché des éditeurs québécois a chuté de 57 à 51 % entre 2006 et 2007. Ainsi, les ventes de ces maisons d'édition sont passées de 316 millions en 2006 à 303 millions en 2007.

En littérature générale, par exemple, la part de marché de l'édition québécoise s'établissait à 33 % en 2007. Cette part atteignait 42 % en 2006. Les choses vont cependant un peu mieux du côté des livres scolaires. Les ventes de livres scolaires ont augmenté de 19 %, pendant que celles de littérature générale chutaient de 13 %.

 




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