gratuit

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Oeuvres gratuites !

Des albums en format MP3 à s'approprier gratuitement, légalement. Des long métrages, des documentaires, des séries télévisées Tout ça à écouter ou télécharger sur son ordinateur ou son téléphone intelligent, sans coûts additionnels que celui de son abonnement à l'internet. Quelques romans, nouvelles et essais, aussi. L'internet regorge d'œuvres et d'offres alléchantes.

Voici les sites fétiches de nos journalistes Marc Cassivi, Philippe Renaud, Alain Brunet, Marie-Claude Girard et Sophie Ouimet.

Accédez directement au répertoire Musique, Cinéma, Télé, Radio, Livre ou Musée.

ARCHIVES.ORG Établie à San Francisco, l'Internet Archive est la Grande Bibliothèque du web, notamment grâce à sa Wayback Machine, qui garde en mémoire, et pour la postérité, des pages de sites web de toutes les époques depuis la démocratisation de l'internet. Mais c'est pour sa volumineuse banque d'images, d'enregistrements audio, vidéo et d'ouvrages littéraires offerts en téléchargement gratuit et légal qu'on y retourne. Une grande partie des œuvres offertes sont tombées dans le domaine public – c'est-à-dire que plus personne ne perçoit de droits d'auteur sur elles, permettant leur partage sans aucuns frais –, le reste est librement archivé par les créateurs.

On y trouve?
1,6 million de documents écrits, plusieurs importantes archives vidéo (films d'époque, archives télévisuelles, longs métrages, même certains courts métrages produits par les membres de Kino), beaucoup de musique originale archivée là par des netlabels, une collection de 60 000 enregistrements live de haute qualité (fans de Grateful Dead, servez-vous !).

+/-: Interface sans artifices, bon moteur de recherche aux résultats exhaustifs. Mais la navigation sur le site est compliquée par la quantité de collections à consulter (qui sont en anglais, essentiellement). Le plus simple est de se fier aux articles les plus populaires ou les plus téléchargés.

Sa devise
«It's not just free music; it's good music!» Créée récemment et dirigée par la station radio (indépendante) américaine WFMU, FreeMusicArchive propose des enregistrements libres de droits, offerts par les artistes qui ont collaboré avec les organismes et diffuseurs invités.

On y trouve?
Par exemple, une compilation gratuite de musique canadienne comprenant Feist, Islands, Tegan & Sara, Black Mountain, DJ Champion (offerte par Radio3 de CBC)... La sélection d'artistes indépendants est riche et variée.

+/-: Ce n'est qu'un début, mais ça promet. Le site est dépouillé, l'outil de recherche bien en évidence, et on peut fouiller par genre musical. Le catalogue sera bonifié avec le temps, soyez patients et visitez-le souvent.

Un secret bien gardé par les mélomanes que le site (et son application iPhone/iPod) Wolfgang's Vault. Véritable mine d'or d'enregistrements live, la voûte offre sur le web plusieurs archives, à commencer par celles du légendaire producteur américain Bill Graham, qui a été propriétaire des Fillmore West (San Francisco) et East (New York), où tous les grands de la pop et du rock ont joué dans les années 60. Moyennant une inscription gratuite, vous pouvez écouter des milliers d'heures d'enregistrements. Il est aussi possible de les acheter (en format MP3).

On y trouve?
Des milliers de performances, enregistrées de 1965 et aujourd'hui. La force de Wolfgang's Vault, c'est la qualité de son offre. Par exemple, près d'une dizaine de concerts de Bob Dylan, dont son passage au Rolling Thunder Revue au Forum de Montréal, le 4 décembre 1975. Six concerts de Black Sabbath enregistrés entre 1970 et 1980 (et le concert d'Ozzy, en solo, au St-Denis, le 28 juillet 1981). Miles Davis, U2, Bowie, Genesis, Hendrix, Bob Marley... Les moins nostalgiques sauront aussi profiter des autres archives offertes, celles de daytrotter.com, par exemple, avec des performances de Black Lips, Bon Iver, Dirty Projectors, The National, Okkervil River et plusieurs autres.

+/-: Réception impeccable, qualité audio généreuse. L'application iPhone est encore plus simple et claire à utiliser, grâce à un moteur de recherche efficace.

C'est à la fois une plateforme de découvertes musicales et un netlabel qui offre des chansons en écoute et en téléchargement. Vous aimez prendre vos nouvelles sur Pitchfork Media? Vous risquez de faire de bonnes découvertes sur RCRD LBL. Même les maisons de disques québécoises ont pris bonne note : récemment, le groupe We Are Wolves y offrait une chanson.

On y trouve?
Des MP3. Tout frais. Chaque jour. Des exclusivités, souvent.
De tous genres, rock, musique électronique, pop, musique instrumentale. Un remix de Massive Attack, un extrait du prochain album du producteur tech-house Lusine, une inédite du groupe rock orchestral The Secret Machines, etc.

+/-: Ça marche bien. L'essentiel, c'est d'y goûter. Pour les curieux de nouvelles musiques seulement - fans de jazz, de musique classique ou des Jonas Brothers, passez votre tour.

C'est l'un des plus importants sites d'enregistrements sonores en licence libre. La plateforme, établie en France, tire ses revenus des recettes publicitaires, qu'elle partage avec les artistes. Ceux-ci peuvent également faire fructifier leurs oeuvres en vendant des licences commerciales pour leur usage.

On y trouve?
Un catalogue de près de 12 000 albums. Une riche sélection de genres musicaux, de la pop au folk en passant par le jazz-lounge, les métissages pop du monde et le techno. Mais aussi beaucoup d'oeuvres faites par des amateurs.

+/-: Le site est clair, la recherche se fait par genre, par date de parution, par artiste. Il faut toutefois écouter beaucoup de musique avant de dénicher de véritables perles - certains netlabels sont plus exigeants sur le plan de la qualité et de l'inventivité que d'autres. La plateforme a par ailleurs des soucis financiers.

À l'image du site de réseautage social MySpace, ces deux jeunes plateformes veulent faire découvrir de nouveaux musiciens. Établie à Berlin, SoundCloud leur offre une manière simple de distribuer leur musique, et les abonnés au service gratuit peuvent laisser leurs commentaires et critiques écrites à propos d'un enregistrement directement sous la chanson trouvée sur le profil d'un artiste. BandCamp est une plateforme d'édition musicale nouveau genre qui permet aux musiciens de donner, de faire écouter ou de vendre leurs compositions, à partir d'une page qu'ils peuvent configurer à leur guise.

On y trouve?
Un peu de tout. Les profils SoundCloud des artistes permettent d'écouter leurs oeuvres proposées, et parfois d'en télécharger en format MP3. De son côté, BandCamp est aussi devenue une place de choix pour les artistes désirant présenter en primeur des nouvelles chansons : The Knife et Four Tet y ont proposé leurs nouveaux albums avant leur sortie chez les disquaires.

+/-: Ça marche comme un charme et, en plus, l'interface est jolie. Mais BandCamp ne propose pas de moteur de recherche. Et le service gratuit de SoundCloud limite le nombre de téléchargements-téléversements d'une pièce donnée. Si un artiste offre un MP3 et que le mot se passe vite, vous risquez donc d'attendre un moment avant de pouvoir le télécharger vous-même…

Ce site britannique offre à ses 30 millions d'utilisateurs de 200 pays un service de radios personnalisées, des extraits d'albums et la possibilité de partager ses propres listes de chansons ou pièces, à condition qu'elles soient acquises en toute légalité.

Un autre site britannique, similaire, avec une sensibilité pop anglo-américaine. Sur Wikipédia, on estime que 2,5 millions d'utilisateurs pigent quotidiennement dans son répertoire de 4 millions de chansons. On peut aussi y découvrir des listes d'artistes connus, des radios adaptées à de multiples genres et sous-genres. Par contre, l'écoute gratuite s'y limite généralement à des extraits de chansons ou pièces.

Ce service français suggère des extraits de morceaux et permet l'écoute intégrale de plusieurs chansons ou albums. Ce printemps, on y entendait par exemple le contenu entier de Mystic Rumba, nouvel album d'Arthur H.

Ce site français permet entre autres aux amateurs de musiques du monde de regarder les vidéos de quantité d'artistes.

Plus modestement, MyMusicStream offre une sélection d'artistes issus de labels indépendants dont on peut écouter intégralement les chansons en transit ou encore télécharger gratuitement plusieurs chansons en format MP3.

Le nouveau site web de l'Office national du film a connu un succès phénoménal, au Canada comme à l'étranger. En 2009 seulement, 3,7 millions de films y ont été visionnés. À la fin du mois de janvier, l'ONF a ajouté des options HD et 3D à son site (pour près d'une trentaine de titres, dont le classique Mon oncle Antoine de Claude Jutra), également accessibles au moyen de sa désormais célèbre application pour iPhone, très conviviale et extrêmement populaire.

On y trouve?
Plus d'un millier d'oeuvres, dont 674 films de 410 cinéastes en français. Le site onf.ca propose un accès gratuit à des oeuvres majeures et des perles méconnues de notre cinématographie: On est au coton de Denys Arcand (en version originale), À Saint-Henri le cinq septembre d'Hubert Aquin, La mémoire des anges de Luc Bourdon, Pour la suite du monde de Michel Brault et Pierre Perrault, La vie heureuse de Léopold Z de Gilles Carle, Le peuple invisible de Richard Desjardins et Robert Monderie, Le steak de Pierre Falardeau et Manon Leriche, Ixe-13 de Jacques Godbout, ainsi qu'une multitude de courts métrages d'animation. J'y ai même découvert que ma collègue Nathalie Petrowski a réalisé un documentaire sur le Cirque du Soleil, en 1988…

+/- : Un véritable coup de coeur. Utilisation facile, format agréable.
+Les documentaires, fictions et films d'animation peuvent être consultés par titre, par cinéaste, par genre ou par décennie de production. Sur un iPhone, il est désormais possible (avec la version 1,1) de «télécharger» un film pour le visionner jusqu'à 48 h plus tard, sans connexion à l'internet ou réseau cellulaire.

Le portail Tou.tv se veut l'équivalent québécois du Hulu.com, qui réunit plusieurs émissions des grandes chaînes américaines. De la vidéo sur demande (à la manière d'Illico pour les émissions de TVA) diffusée exclusivement sur le web. Des versions intégrales et gratuites de téléséries, téléromans, émissions d'affaires publiques et webtélés. La qualité de l'image se rapproche de la HD et la banque d'émissions se veut permanente. Plusieurs émissions que l'on y trouve n'étaient auparavant accessibles que pendant une semaine sur le site internet de Radio-Canada. Lancé à la fin du mois de janvier, Tou.tv a connu un succès fulgurant avec 745 000 branchements dès sa première semaine en ligne.

On y trouve?
Le menu reste surtout radio-canadien pour l'instant, malgré un partenariat avec d'autres diffuseurs publics, notamment TV5, ARTV, TFO et Télé-Québec. La plupart des émissions sont récentes: Aveux, Trauma, Mirador, Les Parent, La galère, Les invincibles, etc. On peut y redécouvrir quelques classiques de la télévision québécoise: Les belles histoires des pays d'en haut, Le temps d'une paix ou Du tac au tac. S'ajouteront au fil des prochaines semaines (VÉRIFIER SI DÉJÀ FAIT) d'autres pépites radio-canadiennes, entre autres Scoop, Tout sur moi et Minuit le soir.

+/- : Plusieurs problèmes techniques (interruptions d'émissions) lors de la première semaine en ligne. Moins depuis. Idéal pour rattraper des sketchs de 3600 secondes d'extase ou des reportages d'Enquête, mais on regrette l'absence de l'émission-phare de Radio-Canada, Tout le monde en parle.

Google Books veut publier des livres périmés et proposer un aperçu, la lecture gratuite ou l'achat de ces oeuvres. Le groupe s'est aussi associé à des bibliothèques (comme celle de Lausanne pour la numérisation de plus de 100 000 titres). Quand le livre n'est pas libre de droits, on propose de le feuilleter en partie. À terme, le géant du Net souhaite vendre l'accès intégral en ligne à des millions d'ouvrages. Il doit encore faire entériner une entente proposée l'an dernier à la Guilde des auteurs américains, à l'Association des éditeurs américains et à différents auteurs et éditeurs indépendants.

Ce qu'on y trouve de gratuit ?
Sept millions de livres. Des tas et des tas de classiques (Zola, Dumas, Flaubert), en éditions anciennes numérisées. Beaucoup d'ouvrages savants ou anciens. De vieux numéros de Life Magazine de 1960, de Popular Science de 1988. En anglais, nous avons trouvé The Portrait of a Lady d'Henry James et The Call of the Wild de Jack London

+/-: Une sélection déjà gigantesque. Une quantité effarante de classiques numérisés. Les litiges sur les droits d'auteur laissent planer un doute sur la légitimité de la banque.

Les livres numérisés de Bibliothèque et Archives nationales du Québec sont réservés aux abonnés. Tout résidant du Québec peut s'inscrire.

On y trouve? La collection de livres numériques Numilog, qui compte plusieurs catégories de livres (jeunesse, polard, audio...) à télécharger pour y avoir accès pendant 21 jours ou à consulter en ligne. La section roman compte 83 titres dont des récents (Ruffin, Giesbert, Delerm). Les classiques sont les plus nombreux (436 titres). Ailleurs sur le site, on trouve quantité de documents d'archives, ouvrages historiques, journaux anciens, photos, cartes postales, musique. Des manuscrits de Jacques Ferron et Rina Lasnier, des journaux intimes, comme celui d'Alfred Desrochers. Plus de 10 millions de documents ont été numérisés à ce jour.

+/-: Des heures de plaisir pour les amateurs d'histoire et de généalogie.
Une intéressante collection de livres numériques récents facile à utiliser.
Bémol : quand le livre numérique est déjà « emprunté », on doit attendre son tour.

La bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France compte plus de 1 million de documents, plus de 155 000 livres, près de 10 000 cartes, 120 000 images, des journaux, des partitions...

On y trouve?
Une somme astronomique d'ouvrages en français impossible à résumer ici. Les ouvrages libres de droit sont parfois accessibles en entier, comme une édition illustrée des Travailleurs de la mer de Victor Hugo.

+/-: La quantité et la qualité des documents, la possibilité de lire ou chercher dans des ouvrages anciens en édition originale. Mais la lenteur du site et le renvoi à des sites externes gâchent le plaisir. Et on se heurte souvent à des documents fermés parce qu'ils ne sont pas libres de droit.

Ce vaste projet est issu d'archive.org, organisme à but non lucratif établi à San Francisco qui s'est donné pour mission de créer une bibliothèque d'archives en ligne à l'intention des chercheurs, des historiens, des handicapés et du public en général.

On y trouve?
Des informations sur 24 millions de livres (!), dont plus de 1 million dont le texte complet est accessible gratuitement.

+/-: La quantité de documents est énorme mais la recherche de livres en français libres de droits est parfois laborieuse.

Ce groupe Yahoo francophone propose des livres numériques libres de droits. Il héberge également la Bibliothèque numérique du Québec (https://beq.ebooksgratuits.com), laquelle compte plus de 1000 ebooks québécois. Les ouvrages sont offerts en plusieurs formats : Mobipocket Reader, eReader, BBeB Book Sony Reader, ePub, Acrobat Reader. Créé par des bénévoles, le site mise sur les dons.

On y trouve?
Une impressionnante sélection de classiques (romans, poésies, etc.) d'Arthur-Rimbaud à Alain-Fournier. La section bibliothèque québécoise compte des sélections de classiques et de nombreux livres d'ici libres de droits et, donc, forcément anciens.

+/- Grand choix de classiques. Mise en pages uniformisée de qualité.
Téléchargement très rapide. Mais une minuscule liste d'auteurs contemporains.

Créé par deux Français, ce site en anglais à la présentation épurée se présente comme « un lieu où découvrir et publier des livres électroniques ». Des milliers de titres en français et en anglais, du domaine public ou des livres originaux donnés par leurs auteurs, sont offerts en formats ePub, PDF, Mobipocket/Kindle ou PDF personnalisé.

On y trouve?
Quantité de classiques du domaine public, Les frères Karamazov, Les fleurs du mal ou War of the Worlds en version originale. Dans les nouveautés, l'Historique de l'église Notre-Dame-de-Victoires, de Québec, par Narcisse-Eutrope Dionne (1848-1917) côtoie un ouvrage de médecine sur les opérations génitales et des miniromans de fans de superhéros (en anglais)...

+/-: Le téléchargement est très rapide. La mise en page uniformisée manque de cachet. Bon choix de classiques, mais des nouveautés éclectiques sinon douteuses, d'auteurs inconnus ou d'apprentis écrivains.

Ce site de recherche regroupe près de 5000 oeuvres de 702 auteurs. Les livres sont offerts en PDF mais certains le sont aussi en HTML, Mobipocket, eReader, Word, Sony Reader, TXT...

On y trouve?
Des rayons classiques bien fournis : de Marivaux à Molière, de Platon à Poe. On a compté 20 titres de Colette, un dictionnaire des hiéroglyphes. Paulo Coelho y a diffusé un temps La 5e montagne. On peut y chercher parmi 18 littératures nationales. Dans la section canadienne, on trouve entre autres Laure Conan, Arthur Buis, Honoré Beaugrand et des auteurs plus récents, comme Alice Parizeau, par l'entremise du site de l'Université du Québec à Chicoutimi. En plus des romans, on trouve des essais, des magazines, des lettres, des biographies et même des livres audio, comme les Mémoires de Casanova.

+/-: Même si le site ne paie pas de mine et diffuse des publicités, la navigation et la recherche sont aisées, les rayons bien garnis en classiques, les recherches par langue ou pays utiles. Par contre, certaines catégories renvoient à des sites externes, comme ebooksgratuits.com, qui eux, se sont chargés de numériser les documents. Et le téléchargement est parfois un peu lent.

Le projet Guntenberg propose plus de 30 000 titres numérisés avec l'aide de milliers de bénévoles et de nombreux dons. En comptant les sites associés, plus de 100 000 ouvrages gratuits seraient accessibles. Attention aux Québécois : « Nos livres sont gratuits aux États-Unis parce que leurs droits d'auteur sont expirés. Mais ils peuvent ne pas être gratuits dans d'autres pays. Les lecteurs à l'extérieur des États-Unis doivent vérifier la loi de leurs pays avant de télécharger ou distribuer des titres. » On peut y chercher par langue. Plusieurs formats sont offerts.

On y trouve?
En français, notamment, quelques Apollinaire, Beaudelaire, Balzac, Maupassant, Dickens. Une quantité folle de George Sand, Shakespeare, Jules Verne et Émile Zola.

+/-: Bonne sélection de livres en anglais. Les ouvrages en français sont moins nombreux.

POUR DÉCOUVRIR DE NOUVEAUX AUTEURS inlibroveritas.net (gratuits, des classiques et des livres écrits par « vous et moi »)

La collection en ligne de la British Library comprend 30 000 documents.

On y trouve?
Une galerie présentant des collections de cartes anciennes, des photos de l'époque victorienne, des publications et images variées du XIXe siècle. La section livres virtuels compte une trentaine de documents anciens, comme des manuscrits de Léonard de Vinci ou de Lewis Carrol, dans lequel on voyage agréablement grâce au logiciel primé «Turning the Page»

+/-: Pour les documents visuels, photos, affiches et autres dessins. La sélection de livres virtuels est prestigieuse mais très limitée. Et le logiciel ne fonctionne que sur des ordinateurs récents.

Son site internet est une véritable mine d'or. On y trouve une quantité astronomique d'images, ainsi que plusieurs expositions virtuelles. Ces efforts ont porté leurs fruits : chaque année, alors que le musée reçoit moins de 100 000 visiteurs, le site internet est fréquenté par près de 2 millions d'internautes.

On y trouve?
Une base de données contenant plus de 135 000 objets (peintures, estampes, dessins, arts décoratifs, costumes...). Des archives photographiques, qui regroupent des clichés de Montréal, du Québec et du Canada depuis 1840. Plusieurs expositions virtuelles, dont certaines n'existent que sur le web. Par exemple, Sans rature ni censure? met en vedette plusieurs caricatures publiées dans les médias montréalais de 1950 à 2000.

+/-: Le McCord est largement en avance sur la plupart des musées d'ici et a même gagné des prix pour son site internet. La facture visuelle du site pourrait par contre être améliorée pour le rendre plus convivial.

Le MBA procède actuellement à une refonte complète de son site. En attendant septembre, le public a accès à quelques informations sur la collection permanente et sur les expositions courantes et antérieures.

On y trouve?
Une section regroupant quelques oeuvres de la collection permanente (art canadien, européen, contemporain, inuit...), qui sera bonifiée dans la nouvelle version du site. Des photos et vidéos complémentaires à l'exposition en cours (We Want Miles, sur le jazzman Miles Davis). Quelques sites internet des expositions précédentes sont toujours accessibles, comme Imagine (2009).

+/- On s'attendrait à un site beaucoup plus complet de la part d'une telle institution. À suivre.

Le MAC est en train de terminer une ambitieuse refonte de son site. Pour l'instant, on y trouve une chronologie détaillée au sujet de Claude Tousignant, de a naissance en 1932 à aujourd'hui, agrémentée d'images de ses oeuvres, de photos d'expositions et de photos de l'artiste.

Le site banq.qc.ca, c'est beaucoup plus que des livres. Le site internet regorge d'archives historiques : cartes, photos, journaux…

On y trouve?
Près de 10 millions d'objets, selon le site. Dont l'album de rues E.-Z. Massicotte, qui regroupe plus de 6000 illustrations (photos, cartes postales, dessins) de Montréal prises aux XIXe et XXe siècles. On y trouve aussi des cartes et des plans des villes et villages du Québec, de 1870 à aujourd'hui.

+/-: La quantité d'information est astronomique. Cela peut s'avérer très utile pour l'étudiant ou le chercheur ayant un objectif précis. Quand on y navigue pour le plaisir, il peut être difficile de savoir quoi chercher exactement.

En plus de 12 ans, le musée a mis sur l'internet de nombreux jeux et expositions, qui entraînent environ 150 000 visites par mois.

On y trouve?
Plusieurs jeux et une dizaine d'expositions n'ayant jamais été présentées en salle. Certains jeux (comme celui qui accompagnait l'exposition Fascinantes momies d'Égypte, toujours en ligne sur www.mcq.org/momies) sont franchement simples et amusants.

+/- Le contenu est riche, mais inégal. Alors que certains jeux sont assez bien faits (Le code perdu ou Des fantômes au musée), quelques expositions virtuelles accusent parfois leur âge et gagneraient à être actualisées.

Plus besoin de traverser l'Atlantique pour visiter le Louvre. Il suffit maintenant d'une bonne connexion à l'internet ! En quelques clics de souris, on peut se promener partout dans le célèbre musée. Presque comme si on y était... fatigue dans les jambes en moins. Le musée affirme recevoir 10 millions de visites par an sur son site internet.

On y trouve? La rubrique « Oeuvres à la loupe », qui permet d'examiner de très près une douzaine d'objets d'art (dont La Joconde), tout en écoutant un audioguide virtuel. Depuis peu, le Louvre offre aussi gratuitement des applications pour iPhone et iPod Touch, qui permettent de faire des promenades virtuelles dans quelques ailes du musée.

+/-: La résolution laisse à désirer, ce qui en fait davantage un panorama des salles qu'une véritable visite virtuelle.

Les musées Tate (quatre institutions) offrent de télécharger gratuitement une foule de fichiers audio et vidéo avec l'iTunes U, volet éducatif de l'iTunes Store. On y trouve énormément de contenu sur des artistes et des expositions du Tate. Le Tate propose aussi de visualiser, grâce à Google Street View, les endroits où certaines peintures ont été dessinées. Parfois, on reconnaît les lieux même si l'œuvre a été réalisée il y a plusieurs siècles. Mais souvent, les champs à perte de vue ont été remplacés par des bâtiments. Amusant.

+/-: Si les connaisseurs se régaleront, les néophytes risquent d'être d'abord déroutés par les informations pointues trouvées sur l'iTunes U.

Son site internet très touffu et sa signature visuelle est remarquable.
Soulignons la qualité de la collection diffusée en ligne, qui regroupe des milliers d'oeuvres (peintures, photographies, dessins, objets de design...).

On y trouve? Les sites internet des expositions. Celui consacré à l'exposition sur Tim Burton propose plusieurs vidéos - certaines avec le créateur d'Edward aux mains d'argent lui-même - et une sélection de dessins de cet artiste à l'imagination débordante.

L'« ArtScope » du MoMA de San Francisco permet de survoler près de 5000 oeuvres de la collection du musée. La page prend la forme d'une immense mosaïque où toutes les oeuvres sont alignées les unes à côté des autres. On peut se promener à l'aveuglette à l'aide de la loupe géante, ou entrer un mot-clé dans le moteur de recherche. Il en résulte une explosion de couleurs et de formes visuellement très réussie.

On peut visualiser sur son site internet plus de 150 000 objets de la collection permanente, et s'instruire par le moyen de tableaux chronologiques (de 8000 av. J.-C. à aujourd'hui), d'essais thématiques, de cartes du monde.

La radio sur le web est une excellente manière de voyager sans avoir à quitter son poste de travail. Une quantité phénoménale de stations radiophoniques de toute la planète offrent d'écouter leur signal sur le web. Évidemment, certaines sont plus accessibles que d'autres, pour la simple raison que leur réputation n'est plus à faire ­ c'est le cas des chaînes de la BBC, de NPR aux États-Unis, de RFI en France, de CBC/Radio-Canada ici...

Et ces milliers d'autres?
Plus besoin de chercher, grâce à Antenna et radiotuna.com. La première est une application à installer sur son ordinateur, qu'on télécharge à l'adresse bcdef.org/antenna. Antenna se présente dans une interface limpide et agréable. On peut chercher les stations par pays, par genre (musical, information, services publics, etc.), ou encore par la note que les usagers leur ont accordée. Une carte interactive vous indique d'où est diffusé le signal, accessible en diffusion en flux (streaming). Antenna donne accès à

9388 stations!
De son côté, radiotuna.com ne nécessite aucune installation, mais invite les usagers à s'inscrire (gratuitement) pour profiter des services de réseautage et de personnalisation. Essentiellement musicale et principalement constituée de webradios, la sélection de radiotuna.com permet de faire des recherches par genre, par artiste et par station, et de sauvegarder et partager nos destinations radiophoniques préférées.

+/-: Le site radiotuna.com et Antenna sont tributaires de la qualité du signal offert sur le web. Assez fiable sur radiotuna.com, plus problématique sur Antenna lorsqu'on se sent exotique et qu'on tente d'écouter, disons, Miraya FM 101,0 au Soudan. Comme plusieurs applications qui fonctionnent avec Adobe AIR, Antenna peut par ailleurs être un peu gourmande en matière de ressources et de mémoire vive.

Pour découvrir des balados, visitez les aggrégateurs podomatic.com, podcastalley.com

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