Gala hommage à Gilles Latulippe: juste pour vivre

1959: Bousille et les justes... (Photo: archives Radio-Canada)

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1959: Bousille et les justes

Photo: archives Radio-Canada

Mario Cloutier

L'heure de rendre hommage à Gilles Latulippe a sonné à Juste pour rire. Ce soir, Stéphan Bureau et son équipe rendront au comédien de 76 ans les honneurs qui lui sont dus après une carrière de plus de 50 ans. L'occasion était trop belle de fouiller dans la mémoire de cet homme généreux et attachant pour revoir certains moments marquants d'une existence passée, tant à l'écran, à la scène qu'en privé, à rire et à faire rire. Juste pour vivre.

1959: Bousille et les justes

«C'était ma première pièce professionnelle. Imaginez: Gratien Gélinas, Béatrice Picard, Juliette Huot et Jean Duceppe... pas mal pour un début! On l'a jouée beaucoup, même en anglais. La pièce a tourné partout au Canada et même aux États-Unis. La dernière a eu lieu à Seattle.»

1963: Le zoo du capitaine Bonhomme

À la télévision, Gilles Latulippe a travaillé jusqu'en 1968 avec Michel Noël (capitaine Bonhomme) dans cette émission jeunesse déjantée. «On enregistrait les cinq émissions le samedi, dans le désordre, alors Michel devenait tout mêlé quand il racontait ses aventures. Il faisait toujours appel à nous pour lui rappeler l'ordre des histoires. On avait beaucoup de plaisir ensemble. On en a fait plus de 1000.»

Denis Drouin, Amulette Garneau, Gilles Latulippe, Olivier Guimond... (Photo: archives Radio-Canada) - image 2.0

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Denis Drouin, Amulette Garneau, Gilles Latulippe, Olivier Guimond et Béatrice Picard dans Cré Basile (1965).

Photo: archives Radio-Canada

1965: Cré Basile

Son personnage de Symphorien apparaît dans cette série signée par Marcel Gamache, qui s'étirera jusqu'en 1970 à Télé-Métropole (le canal 10 avant de devenir TVA). «J'étais le cousin d'Olivier Guimond [Basile] dans l'émission. C'est Olivier qui m'a vraiment initié au burlesque. J'ai fait beaucoup de cabaret et de route avec lui. C'était un grand comédien.»

1968: Théâtre des variétés

«Si les murs pouvaient parler... Il s'en est passé, des choses, sur la scène et dans les coulisses de ce théâtre! Il y a tellement de souvenirs, ici», nous a dit M. Latulippe, un brin nostalgique, en avril dernier, lors de la conférence de presse qui annonçait le gala de ce soir. Son théâtre a accueilli plus de 7000 représentations de 1967 à 2000. En son honneur, la salle s'appelle maintenant La Tulipe.

1970: Symphorien... - image 3.0

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1970: Symphorien

1970: Symphorien

«L'émission a duré 7 ans, mais 15 si on compte les reprises. C'était du Marcel Gamache tout craché. Il ne laissait rien passer, dans la vie. Tout se retrouvait à la télé une semaine plus tard. On passait des nuits au téléphone à échanger des idées pour Symphorien. Il enregistrait tout, sauf quand son enregistreuse ne fonctionnait pas - ce qui est arrivé souvent. Sur le plateau, il y avait quand même de la place pour l'improvisation.»

1975: Pousse mais pousse égal

Vedette de la scène et du petit écran, Gilles Latulippe a joué au cinéma dans des films très différents, comme Kamouraska (Claude Jutra), Deux femmes en or (Claude Fournier) et Pousse, mais pousse égal (Denis Héroux). Dans ce dernier long métrage, il interprétait le personnage principal, dont la femme était incarnée par Céline Lomez.

1983: Poivre et sel

«C'était une série comique, mais avec ses côtés dramatiques, dit celui qui préfère jouer la comédie. Je devais jouer un vieillard de 72 ans alors que j'en avais 45. Avant d'accepter le rôle, j'avais demandé son avis à Janine Sutto, pour laquelle j'ai beaucoup de respect, et elle m'avait dit de foncer. C'était tellement bien écrit par Gilles Richer, l'auteur de Moi et l'autre

1987: Les démons du midi... (Photo: archives Radio-Canada) - image 4.0

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1987: Les démons du midi

Photo: archives Radio-Canada

1987: Les démons du midi

Cette émission de variétés diffusée à l'heure du lunch est une autre quotidienne qui a dépassé le cap des 1000 émissions, jusqu'en 1993. «C'était en direct. J'adorais ça parce que la télé en direct, c'est comme au théâtre. De plus, j'avais une partenaire extraordinaire en Suzanne Lapointe. Quelle femme! Elle riait tellement fort et tellement longtemps que j'avais le temps de penser à ma prochaine blague entre ses interventions.»

2000: MetroStar

En 2000, après 33 ans d'activité, Gilles Latulippe vend le Théâtre des Variétés, qui fera long feu sous le nom de Théâtre des Nouveautés. Il est relancé en 2004 par la Compagnie Larivée Cabot Champagne sous le nom La Tulipe. Malgré cette période plus sombre, le «géant de la culture populaire québécoise» avait le sourire en mars 2000, lorsqu'il a reçu le trophée honneur au Gala MetroStar.

2009: Chevalier de l'Ordre du Québec

Déjà membre de l'Ordre du Canada depuis 2004, Gilles Latulippe devient Chevalier de l'Ordre du Québec. Au même moment se tourne Cabotins, un film vaguement inspiré de sa vie et de l'aventure du burlesque québécois. Il accepte un tout petit rôle de chauffeur de taxi dans ce long métrage d'Alain Desrochers. «On a une bobine de 10 minutes durant laquelle Gilles raconte des blagues sans s'arrêter», raconte l'acteur principal, Rémy Girard. C'est ce qu'on appelle rire pour vivre!

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Le gala hommage a lieu ce soir à la salle Wilfrid-Pelletier.




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