On a récemment comparé Simon Leblanc à Fred Pellerin, mais l'humoriste originaire de la verte Gaspésie fait plus penser à un hybride issu du croisement de Louis-José Houde et de Claude Meunier! À cause de sa façon de se mouvoir, de parler vite et un peu sur l'aigu et puis du fait de ce mélange de «petit respire» et de rire qu'il lâche à la chute de certaines blagues.

ÉRIC CLÉMENT LA PRESSE

Sympathique, le grand blond aux baskets noires a réussi son passage au Monument-National, dans le cadre de Zoofest. Son spectacle de 75 minutes est si populaire qu'on a rajouté deux supplémentaires, les 26 et 27 juillet.

S'il n'a pas la magie du conteur de Saint-Élie-de-Caxton et mange parfois ses mots, Simon Leblanc a un style souvent désopilant quand il narre ses histoires et un certain talent pour les lier les unes aux autres. 

Dans son spectacle, il raconte qu'il a construit un voilier de 18 pieds dans son appartement et qu'on pourra suivre - cet été sur Facebook - son aventure aquatique entre Montréal et Québec....si tout va bien! Car il a construit le mât trop grand et nous explique comment il a récemment chaviré avec sa blonde et ameuté tous les services d'urgence de la rive-sud!

Après avoir détaillé sa jeunesse dans une ferme gaspésienne lors de son spectacle précédent (Union libre, présenté avec François Bellefeuille), ce sont des anecdotes de sa vie de jeune adulte dans la métropole qui constituent la plus grande partie de Simon Leblanc en spectacle

«Vivre sur le Plateau-Mont-Royal et partir à Saint-Henri, c'est comme passer de Monaco au Vietnam», lance l'humoriste de 26 ans avant de nous parler des itinérants et de son Super C où les légumes en burn-out en côtoient d'autres «hyper boostés», les «douchebags des légumes», et des bleuets «gros comme des poires», qu'il faut éplucher!

Le numéro de la caisse automatique et du concombre anglais est également assez drôle. Parfois, il s'aventure dans des eaux plus marécageuses. «La Belle province, ça se vomit bien» ou quand il assimile «être fif» à «être fragile». Pas sûr que cette voie-là soit judicieuse... Sa description de la diversité ethnique dans les écoles montréalaises l'est bien plus.

Ceci dit, Simon Leblanc se taille une place singulière dans l'art de faire rire, avec son allure de garçon bien élevé et bien dans sa tête, ses gamineries assumées (son imitation style Jerry Lewis d'une machine à laver bruyante est hilarante) et ses clins d'oeil savoureux et bien sentis, comme lorsqu'il se remémore son baptême de motomarine: «Le seadoo, c'est pas du sport, c'est pour prouver à ton entourage que tu fais de l'argent, même si ça t'a pas étudié longtemps!»

Bien encadré, en voilà un qui est bien parti...

> Simon Leblanc en spectacle, les 20, 26 et 27 juillet, au Monument-National