Pour célébrer en grand son 30e festival, Juste pour rire offrira, le 26 juillet à 21h, un concert gratuit de Jean Leloup sur la place des Festivals.

Publié le 18 juill. 2012
Éric Clément LA PRESSE



Jean Leloup veut que son spectacle de deux heures, La nuit des confettis, soit le «plus grand rassemblement de tous les temps pour un chanteur francophone en Amérique». Juste pour rire prévoit d'ailleurs installer plusieurs écrans géants.

La nuit des confettis est présenté en tournée au Québec depuis quelques semaines. Le spectacle a notamment connu un immense succès le 8 juillet sur les plaines d'Abraham, dans le cadre du Festival d'été de Québec. Il s'agit d'un concert au cours duquel Jean Leloup reprend tous ses grands succès.

«J'ai choisi 25-30 chansons que j'ai composées depuis 25-30 ans que je fais ça, dit-il en entrevue à La Presse. Les jeunes comme les plus âgés vont pouvoir s'y retrouver.»

On aura donc droit, entres autres, à: Le monde est à pleurer, Cookie, Les fourmis, Paradis perdu, La vie est laide, Je joue de la guitare, L'amour est sans pitié et I Lost My Baby.

The Wolf fera aussi à la guitare une chanson qu'il vient d'enregistrer, Les corbeaux, qui se retrouvera sur son prochain disque.

«C'est l'histoire d'un voyageur, dit-il, qui prend un train et qui se rappelle toute la vie de bourlingueur qu'il a eue. Un corbeau passe et lui dit que rien de plus ne se passera par rapport à la dernière fois. Cette chanson va traverser tout le spectacle comme un thème de base, tandis que les autres chansons s'installeront dans cette trame narrative.»

Le spectacle aura un swing africain avec le claviériste d'origine ivoirienne David Mobio, le bassiste d'origine togolaise Patrice Agbokou et le batteur cubano-américain Alain Bergé.

«Ça me donne tous les styles dont j'ai besoin et moi je fais les solos à la guitare, dit l'artiste de 51 ans. C'est un spectacle vraiment sympa, sexy, un spectacle de gitan avec plein de styles de musique et basé sur la communication.»

La dernière fois que Jean Leloup a joué en extérieur gratuitement, c'était, semble-t-il, en octobre 1991. Il y avait eu une panne d'électricité au Spectrum. Il avait décidé de poursuivre son spectacle dans la rue Sainte-Catherine.

À Juste pour rire?

Pas trop surpris de jouer pour Juste pour rire, Jean Leloup: «Il ne devait pas y avoir quelqu'un de plus drôle que moi ce soir-là! dit-il. Mais tu sais, les gens rient pas mal durant mon show, car je fais des jokes et des grimaces. J'ai un faciès mobile!»

Même s'il est heureux de faire ce spectacle, il a un peu «la trouille». «Il y a beaucoup de technique dans les gros shows extérieurs, difficiles à faire, dit-il. C'est assez stressant. Heureusement, mes musiciens sont des machines. Ils ont le soul et ne sont pas énervés. Ce ne sera pas un show de scout. Il y a de la poésie, de la musique plus classique, et je raconte des histoires à la guitare. Je n'ai aucun filet!»

C'est un Jean Leloup radieux que La Presse a rencontré, hier, un chanteur détendu qui buvait tranquillement un jus de cantaloup, attablé à une terrasse du Mile-End.

«En ce moment, je suis content d'être sur la terre, dit-il. Ça va de ce temps-ci, c'est cool. L'humanité, ça s'est remis à m'intéresser. C'est assez surprenant, il y a de l'équilibre [dans ma vie]. J'avais constaté cet état-là chez des gens, une espèce de calme, sympathique, relax. Je vise ça! Mais le dalaï-lama nous bat tous!»

En repos de création cet été, il «profite de la vie» et s'apprête à partir en voyage à l'issue de sa tournée, notamment en Asie. Il a des projets de livre et des images dans la tête.

Quand La Presse s'apprêtait à le quitter, Jean Leloup a ajouté: «Ah, oui, pis j'ai arrêté de boire!»

«Vraiment? Tu bois juste pour socialiser?», lui demande-t-on.

«Ouais, j'ai réduit, j'en avais marre d'en avoir marre...», conclut-il.

Jean Leloup en concert, le 26 juillet, à 21h, à la place des Festivals.