On peut sortir un gars du bois, mais on ne peut pas sortir le bois du gars. Cliché grossier? Tout à fait. Mais on n'en est pas à une idée reçue près lorsqu'on se trouve face à Scotstown.

Alexandre Vigneault LA PRESSE

Les préjugés et les lieux communs, c'est même la matière première du drôle et astucieux solo que l'auteur et comédien Fabien Cloutier reprend dans le cadre du Zoofest.

Scotstown, c'est une suite de contes assez trash, qui relatent les abracadabrantes virées d'un gars originaire de ce village des Cantons de l'Est, de l'inquiétant centre-ville de Montréal à la ville de Québec, en passant par le fin fond de la Beauce.

Son narrateur est un gars qui raconte le monde tel qu'il a appris à le voir, c'est à dire à travers une foule de préjugés.

«C'est une espèce d'ignorance qui, pour moi, n'est pas coupable, parce que sa perception des choses va changer au cours de la pièce, expliquait l'auteur, l'automne dernier. Le spectacle dans son entièreté, j'en suis sûr, montre l'humain qu'il y a derrière ces phrases choquantes-là.»

Scotstown, c'est ni plus ni moins que le cauchemar des bien-pensants. Il suscite d'ailleurs autant le rire que l'inconfort parmi les spectateurs.

«Je sens autant les rires que, je ne dirais pas le malaise, mais la respiration du public, convient Fabien Cloutier. Je l'entend respirer pour avaler certaines répliques...»

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Les 14, 16, 17, 20, 21 et 24 juillet, 21h, au Studio Juste pour rire.